Ce qui se passe :
On peut comparer les adipocytes à des hangars à grains. En effet, leur rôle c’est essentiellement de stocker. Du grain ? Non du gras ! Ce qui est exactement la même chose.
Quand l’organisme est à cours de frais (les sucres en l’occurrence), il va puiser dans ses réserves et se servir chez les adipocytes.
Les graisses fraîchement puisées vont être dégradées par le foie en glycérol qui sera lui-même raffiné en glucose. Du pur sucre donc.
En période de surcharge (l’été pour le grain, la sédentarité sucrée pour l’organisme), le chemin se fait en sans inverse : le sucre que le foie a comprimé en glycogène va être transformé en acides gras (graisses) et stocké dans les adipocytes.
Le schéma classique :
Tout serait parfait dans ce va-et-vient si, passé un certain stade, la route des adipocytes ne devenait pas prioritaire (la route des vacances en quelque sorte) à l’occasion :
- De la trentaine parce que le régime professionnel a mis fin au sport.
- De la quarantaine où l’on commence à payer cash tous les bons gueuletons.
- De la cinquantaine où le stress, le surmenage, les insomnies sont déjà loin.
En résumé, quand tout concorde pour que les entrées soient largement supérieures aux sorties avec des adipocytes sollicités dans le mauvais sens et qui stockent à tout va dans un hangar à géométrie variable (prise de poids et prise de formes).
Mais il n’y a pas que lui :
Quand les adipocytes ont appris à stocker dès leur plus jeune âge, à celui où en principe les portes d’entrée auraient du rester fermées (adolescence), et que les sorties se font rares, les graisses vieillissent dans la cellule et deviennent beaucoup moins consumables.
Les adipocytes se regroupent alors en paquets séparées par des travées fibreuses (les hangars se cloisonnent) et emprisonnent définitivement les graisses. C’est ce qui se passe pour la cellulite. C’est également le cas pour l’obésité.
En clair, il faut donc veiller à ne pas surcharger l’alimentation des enfants en sucres (qu’ils soient lents ou rapides).
Actuellement, l’Angleterre est le pays d’Europe qui voit le plus ses loupiots suivre ce chemin désolant.
Un phénomène de société qui n’est pas près de s’inverser si on ne change pas ses habitudes alimentaires...