Définition

  • Devant une maladie asthmatique, le médecin doit évaluer la sévérité de l'asthme. Le médecin généraliste est celui qui va pouvoir évaluer la sévérité de votre asthme grâce à l'interrogatoire et aux épreuves fonctionnelles respiratoires . Par la suite, le pneumologue prend le relais et vérifie la gravité grâce à des explorations respiratoires plus poussées. Enfin, d'autres spécialistes comme l'ORL ou l'allergologue, surtout chez l'enfant, peuvent être amenés à donner leur éclairage, le médecin généraliste restant le chef d'orchestre de cette prise en charge.
  • Les critères ont été établis par le GINA (Global Initiative for Asthma) en 2006 et adoptés en France par la Haute Autorité de Santé.

Termes utilisés

On différencie les symptômes de la crise d'asthme et les manifestations d'aggravation qu'on appelle les "exacerbations".

  • Les signes de l'asthme sont variables d'une personne à l'autre et variables dans le temps. Il peut s'agir d'une toux, accompagnée ou on de crachats, d'essoufflement, de sensation d'oppression dans la poitrine, ou de respiration sifflante. Ces signes plus ou moins associés constituent la crise d'asthme. Ils peuvent survenir de façon pour ou moins fréquente et plus ou moins intenses.
  • Les épisodes d'aggravation sont bien différents car ils s'accompagnent d'une inflammation importante des bronches aboutissant à leur rétrécissement avec pour conséquence un air qui ne passe plus. Un épisode d'exacerbation peut donc être un simple symptôme parmi ceux cités plus haut, de durée brève avec essoufflement (c'est la crise d'asthme ), à une addition des différents signes qui se conjuguent, pouvant aboutir à un état sévère nécessitant une hospitalisation. Cette notion est importante à reconnaître, car cela fait partie des questions que le médecin vous demandera pour évaluer la gravité de votre asthme.

Signes

  • L'interrogatoire permet d'évaluer la permanence ou non des signes, la fréquence des "exacerbation"s (aggravation), la présence ou non d'un asthme au cours de la nuit, et la limitation ou non de l'activité physique par les symptômes.
  • Les épreuves fonctionnelles respiratoires permettent de juger du degré de gène respiratoire au cours de l'expiration. Ce sont les mesures du DEP (Débit expiratoire de pointe) et du VEMS (Volume maximum d'air expiré en une seconde) qui permettent de juger de l'importance de la constriction (reserrement) des bronches.
  • Le traitement qui est nécessaire pour aboutir à un contrôle de l'asthme.

Ces différentes données évaluées sur 1 semaine permettent d'aboutir à 3 situations :

  • Asthme contrôlé (Pas de signes au cours de la journée, pas de limitation des activités, pas de symptômes au cours de la nuit ou entraînant un réveil, pas de nécessité pour la personne d'utiliser un bronchodilatateur de courte durée , épreuves fonctionnelles respiratoires normales, pas d'aggravation.
  • Asthme partiellement contrôlé : il suffit qu'un seul des signes suivants soit présent pour que l'asthme soit considéré comme partiellement contrôlé : signes présents durant la journée, limitation des activités, présence de symptômes au cours de la nuit ou entraînant un réveil, nécessité pour la personne d'utiliser un bronchodilatateur de courte durée , épreuves fonctionnelles respiratoires abaissées (moins de 80% des résultats habituels) Plus d'un épisode d'aggravation par an.
  • Asthme non contrôlé : la présence de 3 critères ou plus dans la liste précédente, ou plus d'un épisode  d'aggravation dans la semaine, suffit à dire que l'asthme est non contrôlé.

Conséquences pour le traitement

  • Si l'asthme est contrôlé, on maintient le traitement, tout en essayant de trouver les doses minimales.
  • Si l'asthme est partiellement contrôlé, le médecin va vous proposer une majoration du traitement pour revenir au contrôle.
  • Si l'asthme est non contrôlé, le traitement doit être augmenté.

Les circonstances déclenchantes

Elles sont importantes à connaître, car chaque personne a des facteurs déclenchants qui lui sont propres et qui déclenchent une crise ou une exacerbation :

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Asthme : critères de gravité (HAS) - dernières actualités

02/04/2012 ASTHME: Vers un vaccin par intramusculaire? - Inserm et Human Gene Therapy
Pouvoir vacciner contre l'asthme serait la solution idéale. Ces chercheurs de l'Inserm et du CNRS sont proches d'y parvenir car leur vaccin expérimental contre l'un des allergènes les plus fréquents chez les patients asthmatiques, injecté par intramusculaire, vient de faire ses preuves d'efficacité sur la souris. L'astuce, un nanovecteur, une sorte de "taxi moléculaire" qui transporte une séquence d'ADN de l'allergène dans les cellules musculaires permettant une synthèse protéique de l'allergène et une réduction de l'hypersensibilité et de la réponse inflammatoire associée. Ces conclusions viennent d'être présentées dans l'édition du 19 mars de la revue Human Gene Therapy.
source : http://www.santelog.com/news/allergies-pneumologie/asthme-vers-un-vaccin-par-intramusculaire-_7988.htm