Définition :

Le sevrage correspond à la privation, brutale ou progressive, d’une substance, d’un toxique ou d’un médicament qui ont entraîné une dépendance.

Dans un sens plus large, chez le bébé, c’est l’arrêt de l’allaitement maternel pour passer en douceur soit aux laits artificiels, soit à l’alimentation normale.

Le syndrome de sevrage ou de manque :

  • Il n’y a sevrage que s’il y a eu dépendance (physique, pharmacologique ou psychologique) à une substance ou à un comportement addictif. Lors du sevrage, apparaissent des signes de manque désagréables qu’on appelle le syndrome de sevrage.
  • Chaque produit a son syndrome de sevrage spécifique, qui reproduit en particulier les effets inverses de la substance. Par exemple, la morphine provoque une constipation, un resserrement des pupilles, et un ralentissement, alors que le sevrage entraîne des douleurs abdominales, les pupilles dilatées, et une agitation importante.
  • Autre exemple, un anxiolytique arrêté trop brutalement va provoquer un effet rebond très intense avec une reprise de l’anxiété et une insomnie en première partie de nuit.
  • Les substances qui passent le placenta peuvent littéralement  droguer  le foetus. Ainsi par exemple les nouveau-nés dont la mère était héroïnomane pendant la grossesse peuvent présenter un syndrome de manque. Le traitement des symptômes est urgent, et dure quelques jours.

Les principes du sevrage :

Il peut être brutal ou progressif. Mais dans les deux cas, le médecin traite tous les symptômes importants de l’état de manque.

Le sevrage peut être fait en ambulatoire avec un suivi rapproché en consultation, ou en hospitalisation. Le choix du lieu de sevrage dépend de la motivation de la personne, de l’importance des signes de sevrage, et de la nécessité de se soigner, ce qu’on appelle  l’injonction thérapeutique . On se trouve alors dans une procédure judiciaire dans laquelle la personne a été arrêtée pour détention de drogue sans trafic. Le juge peut alors donner à la personne le choix entre la prison ou le sevrage avec suivi médicalisé.

Les différents sevrages

  • Le sevrage de l’enfant au biberon : cela se passe généralement bien à la condition que la mère accepte le sevrage. Celui-ci sera rendu d’autant plus difficile que la mère recule sans cesse ce moment qui signifie la fin de l’allaitement au sein.
  • Le sevrage alcoolique. Il est complexe et nécessite le soutien par un médecin.
  • Le sevrage tabagique. Il peut être effectué seul, mais l’aide d’un médecin est souvent une condition de la réussite.
  • Le sevrage des drogues illicites. C’est le plus difficile et le plus pénible. Il nécessite une aide médicale.


Vos témoignages


Sevrage
20/05/2012 03:26:10


MON MARI EST EN TRAIN DE SE SEVRER A L,HÔPITAL MAIS SON MAL DE TÊTE PERSISTE TOUJOURS. CELA DURE DEPUIS UN AN ENVIRON. iL DISAIT CONSOMMER POUR CALMER SON MAL ET S'ENDORMIR. MAIS IL...

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