C’est la capacité qu’a notre organisme d’identifier ses agresseurs et de s’en souvenir. La mise en oeuvre de ce système immunitaire dépend de nombreuses cellules de notre corps réparties entre le sang et les tissus.

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Les infections

Les deux systèmes immunitaires

Notre organisme possède deux lignes de défense : le système immunitaire naturel, sorte de  ligne Maginot  avec l’efficacité en plus, et le système immunitaire adaptatif, c’est à dire un système stratégique capable de réagir spécifiquement à chaque type d’agresseur. Le système immunitaire étant extrêmement complexe et nécessitant la coordination de nombreuses cellules, il n’est pas inutile de recourir à une image, celle d’une ligne de défense au cours d’un conflit armé.

La ligne Maginot et les soldats : le système naturel

Ce système souterrain défensif enterré et construit entre la guerre de 14-18 et celle de 39-45 entre la France et l’Allemagne est une bonne image pour comprendre comment fonctionne notre immunité.

Chaque organe, chaque tissu, chaque recoin de notre corps possède sa propre ligne Maginot.

  • Elle est constituée d’abord de barrières naturelles, comme les reliefs de terrain qui peuvent gêner la progression d’un envahisseur : la peau avec sa couche cornée épaisse, ses enzymes comme le lysozyme contenus dans la sueur, le mucus qui recouvre ses muqueuses (bouche, nez, vagin...), l’acide chlorhydrique de l’estomac qui stérilise les aliments ingérés.
  • Elle comprend aussi un réseau souterrain : ce sont les capillaires sanguins qui parcourent notre corps et qui sont capables à tout instant de faire parvenir sur le lieu de l’infection des troupes fraîches.
  • Les troupes en question, ce sont les globules blancs. Il y a les polynucléaires capables de sortir immédiatement sur les lieux de l’infection pour attaquer les microbes.
  • Ils sont aidés par une artillerie lourde constituée par des éléments normaux de l’organisme : les anticorps, les cytokines et le complément.
  • Le système immunitaire naturel possède également des bunkers, des bastions : ce sont toutes les formations lymphoïdes. Certaines sont  avancées  (comme les amygdales qui sont les premiers remparts contre les microbes qui passent par la bouche), d’autre sont  en retrait  comme les ganglions lymphatiques que nous possédons un peu partout (aine, aisselles, sous la mâchoire, etc.).

Tout ce système est un dispositif de veille : il ne se déclenche que si l’ennemi attaque. L’attaque c’est l’infection, la défense, c’est l’inflammation.

Tout cela fonctionne grâce au système adaptatif, sorte d’école de stratèges et de formation de soldats.

Les stratèges : le système adaptatif

C’est un peu le système de défense de seconde zone. Le système adaptatif est initié dans un centre de formation, un peu comme le  centre d’instruction des armées . C’est la moelle osseuse. Elle fabrique des cellules dites cellules souches, qui vont donner des lignées de cellules spécialisées :

  • Les polynucléaires neutrophiles, on les a vu, ce sont les bombardiers chargés de l’attaque. Ils encerclent les microbes, les capturent et déversent sur eux des enzymes qui les détruisent.
  • Les lymphocytes sont des cellules-mémoires de l’immunité. Elles possèdent des récepteurs de surface capables de reconnaître tous les types de microbes.
  • D’autres cellules sont porteuses d’une artillerie spécifique. Ce sont les plasmocytes et les lymphocytes B qui sont capables de poser des sortes d’explosifs dirigées contre chaque type de microbes. Ces explosifs ce sont les anticorps, protéines de taille variable circulant dans le sang et dans les tissus. Ils ne sont élaborés que contre un antigène et un seul. Ils se fixent sur les antigènes de l’agresseur. La formation de ce couple antigène anticorps fait intervenir alors le détonateur appelé  complément  qui va se fixer dessus et détruire l’ensemble.

La mémoire de tous ces combats est conservée dans les lymphocytes. Ce sont les archivistes. Leur destruction (par le virus du sida par exemple) ou leur inhibition (par un traitement corticoïde ou un immunosuppresseur), ou encore la perturbation de leur mémoire (certaines formes de leucémie) aboutit à une  immunodéficience . L’organisme privé de mémoire immunitaire ne peut plus faire face à ses agresseurs. C’est ainsi que des bactéries opportunistes peuvent profiter de la situation de faiblesse immunitaire et se développer.

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source : http://www.santelog.com/news/sommeil/chronotherapie-notre-systeme-immunitaire-lie-a-notre-horloge-biologique-_7654.htm