| L'information ci-dessous apporte les éléments essentiels sur ce sujet. Elle n'a pas vocation à être exhaustive et tout comme les conseils, elle ne peut se subsister à une consultation ou un diagnostic médical. |
La crise de migraine |
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DéfinitionLa crise de migraine a des particularités qui la différencient radicalement d'un mal de tête banal.
Par ailleurs, la crise de migraine, parfois isolée ou peu fréquente n'entraîne pas ce sentiment d'être harcelé comme c'est le cas pour les personnes ayant une migraine installée et répétitive. C'est pourquoi on distingue la crise de migraine, brutale mais passagère, de la migraine en tant que maladie qui peut devenir un véritable handicap.
Les signes en urgenceC'est une douleur :
- Pulsatile (qui bat ).
- Violente, touchant le plus souvent la moitié du crâne, ou un endroit localisé. Parfois ce peut être le crâne dans sa totalité qui est le siège de douleurs.
- Accompagnées de troubles visuels, vertiges, nausées, vomissements.
- Durant quelques heures à quelques jours.
Mécanisme
- La crise migraineuse est le résultat de 2 phénomènes qui s'enchaînent : l'un au niveau des vaisseaux des méninges , l'autre au niveau de la partie centrale du cerveau, le tronc cérébral .
- C'est cela qui expliquerait certaines manifestations : des personnes atteintes de migraine signalent une sensation douloureuse du cuir chevelu au toucher, d'autres ne supportent plus le poids de leur branches de lunettes ou de leur boucle d'oreille. Autrement dit en simplifiant, la stimulation externe (le poids des lunettes) pourrait entraîner une douleur interne (le mal de tête) qui surviendrait après.
L'attitude du médecin
- Le médecin sur place vérifiera d'abord qu'il s'agit bien d'une migraine.
- S'il s'agit de votre premier épisode de migraine, le simple interrogatoire suffit au médecin pour poser le diagnostic. En effet, 8 questions suffisent pour savoir s'il s'agit d'une migraine certaine ou d'une migraine probable.
- Si vous êtes migraineux connu, il s'assurera de vos antécédents migraineux et de vos traitements en cours.
- Puis il vous fera une injection ou vous donnera des médicaments qui seront selon les cas, spécifiques de la crise ou non spécifiques.
Au cabinet :
La situation est généralement différente, car la personne consulte rarement au cabinet en urgence. Le médecin doit donc reconstituer ce qui s'est passé en vous posant quelques questions simples qui suffiront à poser le diagnostic. Il vous interrogera sur vos antécédents migraineux, médicaux et familiaux.
- Il recherchera tous les facteurs aggravants (stress, surmenage, troubles du sommeil, fatigue chronique, état dépressif, habitudes alimentaires, tabac, alcool).
- Il sera parfois amené à vous faire un bilan complet sauf s'il a des doutes particuliers. Ce bilan (voir plus haut) en revanche sera fait systématiquement en milieu hospitalier chez la personne de plus de 55 ans en raison du caractère exceptionnel d'une première migraine à cet âge.
- En dehors de signes qui pourraient alerter le médecin sur une autre pathologie, aucun examen complémentaire (scanner, radio, électroencéphalogramme) ne présente le moindre intérêt. Ils reviendront d'ailleurs parfaitement normaux.
- Il en est de même pour la radio des sinus, de la colonne cervicale, de l'examen ophtalmologique, ou de l'échographie abdominale.
En fait le diagnostic de migraine se fait sur l'examen clinique et l'interrogatoire de la personne.
Toute la question qui se pose est celle de la chronicité, que la personne et son médecin ressentent souvent comme un constat d'échec. Vous pouvez aider votre médecin à se faire une idée. Il vous suffit de ne pas multiplier les traitements inutiles, et de noter sur un agenda la survenue de crises, avec les jours, les horaires, la durée et tous les signes qui sont survenus, ainsi que la prise des médicaments avec leurs doses.
Les médicaments
- Les médicaments non spécifiques sont les anti-inflammatoires non stéroïdiens choisis parmi les plus efficaces dans ce cas de figure, les aspirines en association avec du Primpéran* (métoclopramide), ou le paracétamol . L'association aspirine-metoclopramide améliore les troubles digestifs. Le médecin utilise généralement peu les antalgiques comme la morphine.
- Les médicaments spécifiques de la migraine : ce sont les triptans (Eletriptan, Frovatriptan, Naratriptan, Rizatriptan, Sumatriptan, Zolmitriptan), le tartrate d'ergotamine et la dihydroergotamine en spray nasal (1 pulvérisation en début de crise) ou en injectable. Ces médicaments ont tous des contre-indications non négligeables, ce qui explique qu'ils ne sont utilisés que par le médecin ou par la personne seulement en remédication (selon les recommandations du médecin).
- Tous les triptans sont aussi puissants les uns que les autres, et pourtant ils sont ressentis comme plus ou moins efficaces et plus moins bien tolérés (certains triptans peuvent provoquer une somnolence). Il faut donc faire des essais thérapeutique et tâtonner pour trouver le plus efficace.
- La dihydroergotamine serait plus efficace sur les migraines sévères.
- Par ailleurs, certains antiépileptiques seraient efficaces. C'est le cas du topiramate qui a son Autorisation de Mise sur le Marché (mais non remboursé).
- En raison du mécanisme, les triptans pris tôt seraient efficace dès le moment où sont ressentis les signes extérieurs , alors qu'ils le seraient beaucoup moins, une fois la crise installée. Pour les anti-inflammatoires , ils agiraient dans un second temps, lors de la douleur interne.
- C'est pourquoi il semble qu'il vaille mieux prendre des triptans d'emblée et éventuellement, en cas de résistance ou de reprise de la douleur des anti-inflammatoire.
Stratégie thérapeutique
Tout dépend si la personne a déjà été traitée par des traitements spécifiques ou non spécifiques. En effet, certaines personnes "répondent" bien au traitement, et d'autres pas. Le rôle du médecin est donc d'évaluer l'efficacité du traitement utilisé.
- La personne suit un traitement non spécifique de la migraine. Si ce traitement est efficace on continue. Par contre s'il ne l'est pas, on donne des anti-inflammatoires associés à un triptan, le triptan étant un recours si l'anti-inflammatoire est insuffisant. Par contre si l'anti-inflammatoire est contre-indiqué ou mal supporté, le triptan est donné d'emblée.
- La personne suit déjà un traitement spécifique : s'il s'agit de tartrate d'ergotamine, on évite de modifier. S'il s'agit de triptan et que cela semble inefficace, le médecin changera de triptan, car certaines personnes répondent bien à certains et moins bien à d'autres.
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Témoignages
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