• L'obésité est une maladie complexe. Elle a une origine génétique certaine, mais l'environnement, la culture et les habitudes familiales jouent un rôle déterminant. Elle est due à un excès de graisses qui résulte d'un déséquilibre entre la quantité de calories ingérées et leur utilisation.
  • Si la dépense d'énergie pour fonctionner et maintenir la température corporelle est égale à l'énergie contenue dans les aliments consommés, le bilan est nul et aucune graisse ne sera stockée. C'est mathématique, les apports égalent les dépenses .
  • En revanche, si on mange plus qu'on ne dépense, le surplus d'énergie sera conservée sous forme de graisses corporelles. Un tel comportement répété quotidiennement se traduira par une obésité, souvent associée à une augmentation des facteurs de risques cardiovasculaires .
  • La génétique n'aide pas. En effet, certaines personnes, malgré une alimentation normale, ont des dépenses énergétiques insuffisantes : ils ont besoin de moins de calories pour fonctionner et donc ils les stockent au lieu de les brûler.
  • La façon et les horaires des repas sont également importants : plus on mange tard, plus on stocke. Il existe donc également une chrono-obésité .

Les chiffres

Le taux d'obèses double tous les 5 ans dans de nombreux pays et plus de la moitié de la population souffre de surpoids.

Aux Etats-Unis, le CDC (Center for Desease Control and Prevention) fait état d'une augmentation du nombre des obèses de 3,3% pour les hommes et 3,6% pour les femmes. Désormais ce sont 33% des hommes, 36% des femmes, 12% des adolescents et 14% des enfants qui présentent un excès de poids.

En France, on en est à presque 10% d'obèses.

Phénomène préoccupant, l'obésité infantile, qui elle aussi s'installe. Les enfants sont plus grands, mais aussi beaucoup plus gros que par le passé. Le nombre des petits gros a augmenté de 17% alors que celui des super-gros a augmenté de 28%. La France d'ailleurs, n'est pas la plus mal lotie. Au Japon, l'obésité enfantine a augmenté de 53%, en Grande Bretagne de 65% pour certaines tranches d'âge, aux États-Unis de 60 %... Le seul pays à avoir stabilisé ses chiffres est la Finlande où un programme de prévention ciblé sur l'enfant a opéré des miracles.

Quand parler vraiment d'obésité ?

L'obésité s'installe fréquemment avant l'âge de six ans. Un enfant est considéré comme obèse si sa masse grasse dépasse de 20% le poids idéal pour un garçon et 25% pour une fille.

Autant il est simple de calculer ce poids pour un adulte qui ne grandit pas, autant il est plus délicat de le faire pour un enfant en pleine croissance. L'indice de masse corporelle (IMC) permet de déterminer le poids idéal et de le reporter en fonction de l'âge et donc de la croissance.

Le médecin peut précisément évaluer les rondeurs excessives grâce à la mesure du pli cutané au niveau du ventre ou du biceps ou par impédancemétrie (une réponse électrique qui varie en fonction de l'épaisseur du dépôt de graisse).

Chez l'adulte, la définition pratique de l'obésité s'appuie sur ce que l'on appelle l'indice de masse corporelle ou indice de Quételet qui correspond au poids (en kg) divisé par la taille (en m2). Le comité d'expert de l'Organisation Mondiale de la Santé propose d'adopter les seuils 25, 30 et 40 pour l'indice de Quételet, qui correspondent aux degrés 1, 2, 3 de surpoids. Les médecins estiment que le risque pour la santé devient important au delà de 30. On parle d'obésité morbide pour un indice supérieur à 40.

La répartition des graisses compte également : les kilos de trop, ceux qui sont dangereux pour la santé, sont essentiellement localisés au niveau de la ceinture. Il y a un lien direct entre l'excès de graisse viscérale abdominale et le diabète , l'hypertension artérielle et l'élévation du taux de triglycérides dans le sang. La notion de tour de taille est donc déterminante pour évaluer le risque cardiovasculaire lié au poids. Un tour de taille supérieur à 1 mètre chez l'homme et supérieur à 95 cm pour les femmes est préjudiciable à la santé.

Ce surpoids rentre dans l'évaluation des facteurs de risques .

La rapidité d'installation est également déterminante : une prise de poids de plus de cinq kilos les deux dernières années reflète vraisemblablement un trouble métabolique qui peut encore s'accentuer les années à venir. En revanche, un excès de poids (ou une obésité) stabilisé indique une situation en équilibre nettement moins préoccupante.

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08/05/2012 OBÉSITÉ: 42% des américains pourraient être obèses d'ici 2030 - American Journal of Preventive Medicine
Ces chercheurs de la Duke ont estimé l'augmentation de la prévalence de l'obésité aux Etats-Unis, au cours des 20 prochaines années et, a contrario, les économies encore possibles en coûts de santé : Maintenir les niveaux actuels d'obésité, donc parvenir à la contrôler pourrait permettre une économie de près de 550 milliards de dollars au cours des deux prochaines décennies, d'où l'appel lancé par les auteurs à intensifier encore la lutte contre l'obésité. Des conclusions publiées dans l'édition du 7 mai de l'American Journal of Preventive Medicine et vont être discutées à la « Weight of the Nation conference » de CDC à Washington.
source : http://www.santelog.com/news/nutrition-obesite/obesite-42-des-americains-pourraient-etre-obeses-d-ici-2030_8231.htm