Le risque d'être en surpoids ou obèse à l'âge adulte est 2 fois plus élevé chez les enfants trop gros à un an que chez les autres...A 1 an, vous avez bien lu ! L'obésité s'installe tôt, très tôt. Dès les premiers mois de sa vie, il fabrique son stock de masse grasse. Plus il mange plus il fabrique de cellules graisseuses ; plus il mange, plus celles-ci se gorgent de graisse.

Comment apprécier l’obésité ?

La différence entre un enfant trop gros, trop potelé ou normal est parfois délicate à apprécier à l'oeil nu, surtout quand il s'agit de son propre enfant. D'où l'importance de consulter régulièrement le pédiatre pour faire établir régulièrement ses courbes de poids et de croissance et les inscrire sur son carnet de santé. Il n'y a que ce regard extérieur du praticien qui peut, au cours de la surveillance de la croissance de l'enfant, diagnostiquer une obésité.

Le rôle du médecin

C'est ce que fait le pédiatre grâce à plusieurs examens :

  • La mesure de l'IMC (indice de masse corporelle) est faite en comparant la taille et le poids. Ainsi il peut savoir si l'enfant se situe ou non dans la norme.
  • La surveillance de la courbe de poids : c'est elle qui permet de juger de l'évolution : une obésité ne se décrète pas sur un instantané, mais sur une progression. L'important, ce n'est pas le poids à un moment donné mais l'évolution de la courbe.
  • La mesure des plis cutanés (bras, aisselle, flancs) à l'aide d'un compas permet d'apprécier la masse graisseuse.
  • L'impédancemétrie (résistance de l'organisme au passage d'un courant électrique) qui est proportionnelle à la quantité de masse maigre permet de connaître la répartition du poids entre masse musculaire et masse graisseuse.

Le médecin sera alors amené à s'interroger sur ce surpoids. C'est pourquoi il interrogera les parents sur ce qui peut marquer une rupture dans la vie de l'enfant : une séparation, un changement d'école ou de lieu de vie, cette même rupture dont on voit les effets sur la courbe de poids. C'est à l'âge de 2 ans et de 6 ans que se situent les moments charnière de cette évolution, car ils sont prédictifs de ce qui pourrait se passer à l'âge adulte. Et c'est pour cela que le médecin sera particulièrement vigilant sur le poids à ces époques de la vie de l'enfant.

Pourquoi un enfant grossit-il ?

La génétique

Il y a le poids de la génétique : selon les chercheurs il y aurait pas loin de 200 gènes en cause dans l'obésité. Ces gènes sont dits de susceptibilité . Ce terme est très important car cela signifie que le destin de l'enfant n'est pas tracé comme une fatalité mais qu'en fonction de son environnement, ces gènes s'exprimeront ou ne s'exprimeront pas. Autrement dit, si l'enfant n'a pas tiré le bon stock de gènes à la loterie génétique, il peut très bien s'en sortir autrement.

L'environnement

L'hérédité n'est pas seule en cause : elle est certes, un facteur d'obésité, mais les spécialistes évoquent également parmi les causes d'autres éléments : les facteurs hormonaux, des troubles psychologiques, une absence d'activité physique et des repas irréguliers. Il est maintenant confirmé que les enfants obèses sautent souvent le déjeuner ou le goûter mais qu'ils grignotent tout au long de la journée. On sait qu'il faut au contraire avoir 4 repas équilibrés par jour pour éviter de grossir.

Par ailleurs, l'aspect psychologique est très important et se met en place très tôt. Lorsqu'une mère répond à tous les besoins et à toutes les plaintes de son bébé en lui donnant un biberon ou un biscuit pour se consoler, l'enfant finit par croire que la nourriture constitue le seul remède à son chagrin : au moindre stress il prendra l'habitude de manger pour se calmer. Il mangera de tout, partout, tout le temps.

Sans le savoir, bien des mères utilisent le biberon pour calmer l'enfant ou pour l'aider à s'endormir, ne mesurant pas alors que pour résoudre ces petits tracas relationnels, elles font de leur enfant un futur obèse. Les spécialistes mettent également en cause une alimentation diversifiée trop rapide avec une introduction trop précoce des protéines, qui pourraient favoriser l'embonpoint ultérieur.

Le problème de la croissance

Avec les enfants cependant, la question est plus compliquée puisqu'ils sont en période de croissance et qu'ils ont besoin de manger pour grandir. Par ailleurs, le jeune obèse, par définition, a des besoins liés à sa croissance qui font partie de ses dépenses quotidiennes. Mais lorsqu'il mange plus que ce qu'il n'utilise pour sa croissance et son fonctionnement, il stocke tout dans le tissu adipeux.

>>> Lire la suite du sujet - Obésité de l'enfant  

Temoignez sur le sujet Obésité de l'enfant
Pseudo
Titre du témoignage
Email (facultatif)
Cet Email n’est en aucun cas publié ou divulgué. Il sert uniquement à vous alerter si des témoignages sur cet article ou des sujets connexes sont publiés.
Accepter les conditions générales

Obésité de l'enfant - dernières actualités

01/03/2012 OBÉSITÉ infantile et sédentarité: La Wii Fitness peut-elle être une solution ? - Pediatrics
Jouer aux jeux de fitness sur Wii ne sera pas d'un grand secours pour faire bouger des enfants en surpoids, conclut cette étude menée par des chercheurs américains du Baylor College of Medicine et financée par les National Institutes Health (NIH). Car jeux sportifs ou pas, les enfants équilibrent en fonction et ne modifient pas leur niveau global d'activité. Des conclusions, publiées dans l'édition du 27 février de la revue Pediatrics.
source : http://www.santelog.com/news/nutrition-obesite/obesite-infantile-et-sedentarite-la-wii-fitness-peut-elle-etre-une-solution-_7754.htm
04/04/2012 OBÉSITÉ de naissance: Faut-il aller jusqu'à traiter les bébés in utero? - NHS
Cette étude toujours en cours nous est rapportée par le National Health Service britannique. Curieuse étude pourrait-on penser, qui veut savoir si donner de la metformine, un médicament contre le diabète, aux femmes enceintes atteintes d'obésité, peut réduire le risque d'obésité ou de surpoids de leur bébé. Car faut-il aller jusqu'à traiter les bébés in utero contre l'obésité ? Mères en surpoids, pas besoin de paniquer, répond le NHS.
source : http://www.santelog.com/news/nutrition-obesite/obesite-de-naissance-faut-il-aller-jusqu-a-traiter-les-bebes-in-utero-_7990.htm
06/04/2012 OBÉSITÉ infantile: La condition physique est déterminante même pour les enfants - Obesity
Cette étude de la Tufts University School of Nutrition, publiée dans l'édition en ligne du 4 avril de la revue Obesity, prouve une nouvelle fois l'association entre le statut pondéral et le niveau de forme physique. Ses conclusions rappellent qu'améliorer ou maintenir sa condition physique peut contribuer significativement à aider les enfants obèses et en surpoids à atteindre leur poids de forme.
source : http://www.santelog.com/news/nutrition-obesite/obesite-infantile-une-bonne-condition-physique-associee-a-un-poids-de-forme_8009.htm
22/05/2012 OBÉSITÉ: Les adolescents obèses ont déjà des lésions cardiaques - Heart Failure Congress 2012
Les adolescents obèses qui ne présentent pourtant aucun symptôme de maladie cardiaque ont déjà des lésions cardiaques, selon cette étude présentée au Heart Failure Congress 2012 organisé par la Société européenne de cardiologie à Belgrade du 19 au 22 mai.  Cette mise en évidence de membranes épaissies et de fonctions cardiaques perturbées, dès l'adolescence, laisse espérer une réversibilité avec l'exercice et la perte de poids.
source : http://www.santelog.com/news/cardiologie/obesite-les-adolescents-obeses-ont-deja-des-lesions-cardiaques_8324.htm
08/02/2012 OBÉSITÉ: 250 villes mobilisées pour « Vivre en Forme » - VIF
250 villes se sont déjà mobilisées pour ce programme de prévention du surpoids et de l'obésité infantiles dans les familles, les écoles, les municipalités et partagent leurs initiatives lors du 5ème congrès des villes « Vivons en Forme » ces 7 et 8 février 2012 à Asnières-sur-Seine. Un congrès qui rappelle la nécessité d'une implication des collectivités territoriales dans la lutte contre le surpoids et l'obésité infantile, alors qu'en France, 14% des enfants âgés de 3 à 14 ans sont en surpoids et 6% souffrent d'obésité.
source : http://www.santelog.com/news/nutrition-obesite/obesite-250-villes-mobilisees-pour-vivre-en-forme-_7544.htm
13/02/2012 Parce qu'à ses débuts, l'obésité infantile ne se voit pas, il faut la dépister le plus tôt possible
L'obésité et le surpoids concernent respectivement 3,5 % et 4,5 % des enfants, le double par rapport à une dizaine d'année, même si ce chiffre semble se stabiliser. Pour aider les professionnels concernés dans leur pratique de dépistage et en complémentarité avec la recommandation professionnelle de la HAS sur la prise en charge, l'Inpes édite plusieurs documents.
source : http://www.inpes.sante.fr/30000/actus2012/008-obesite-infantile.asp