Définition

  • La notion de prévention du suicide remonte à 1953 en Angleterre, mise en place par le révérend Chad Varah. L'idée était simple : un numéro de téléphone à disposition de toute personne suicidaire. C'était la première fois que l'idée émergeait de la possibilité d'une prévention active fondée sur l'échange de paroles entre le suicidaire et la personne qui écoute au bout du fil.
  • Depuis, les numéros d'appels se sont multipliés : SOS Amitié en est l'un des exemples.
  • Un texte officiel du 6 Juillet 1993 a fixé le suicide comme un problème grave de santé publique.
  • C'est depuis cette date qu'existe désormais une Journée Nationale de Prévention du Suicide.
  • Toutes ces actions montrent la prise en compte de ce fléau dans notre société.

Chiffres

  • On compte en France 12.000 suicides par an, ce qui est considérable. Il y a en effet plus de décès par suicide que par accidents de la route.
  • Des statistiques en provenance de l'INSERM ont montré que la fréquence est de 0,2 % parmi la population de plus de 15 ans.
  • On estime à 100.000 environ, le nombre de tentatives de suicide par an.
  • D'une manière générale les hommes âgés meurent deux fois plus de suicide que les femmes jeunes.
  • La moitié des personnes qui sont hospitalisées pour tentative de suicide sont des récidivistes.

Les acteurs

  • En premier lieu, bien sûr, la personne suicidaire. La difficulté, tant pour elle-même, que pour les autres, c'est la compréhension précise du mal-être qui va multiplier les appels au secours, les pulsions suicidaires qui vont l'habiter et la plonger le cas échéant dans le "passage à l'acte".
  • En second lieu les aidants, c'est à dire l'entourage, qui est le plus souvent la famille, les amis, les collègues de travail ou du lieu de vie. La difficulté tient souvent au fait que eux aussi sont partie prenante, voire dans certains cas l'un des éléments de la problématique de la personne suicidaire. De plus, ce sont eux qui vivent aux côtés de la personne, heure après heure, jour après jour. Le poids qui pèse sur leurs épaules est important.
  • En troisième lieu les soignants. Là il faut distinguer d'une part le médecin en charge du problème (médecin traitant, psychiatre) lorsque la situation est médicalisée, et d'autre part les soignants (infirmiers psychiatriques, thérapeutes...). La difficulté pour eux est de savoir apprécier le risque suicidaire, et de protéger la personne contre elle-même, sans pour autant aliéner sa liberté. La difficulté tient aussi à la compréhension du problème, la stratégie thérapeutique, le degré d'implication dans la relation, etc.

Problématique

Pour la personne suicidaire

  • Vivre ou ne pas vivre ? Continuer ou abandonner ? S'en sortir ou pas ?
  • La limite à ces questions est un fil, qui ne tient parfois qu'à la peur de la mort et de la souffrance engendrée par l'acte, au mal fait aux personnes qui restent ou à l'espoir qu'un jour cela s'arrange.
  • Mais ce mal peut être plus larvé, insidieux : dépression au long cours, mal-être permanent, conduites à risque, tentatives avortées, appels au secours masqués, problèmes psychosomatiques .

Pour les aidants

  • Quel est mon rôle dans cette histoire ?
  • Quelle est ma responsabilité ?
  • Que faire ?
  • Comment éviter le passage à l'acte ?
  • Pourquoi est-il (elle) comme celà ?

Pour les soignants ?

(Source : www.infosuicide.org)
La distance n'est pas facile à trouver entre la compassion et la nécessaire distanciation. Cela d'autant plus que la problématique du patient peut rejaillir sur le médecin en le confrontant à ses propres angoisses et à sa propre vie psychique.

>>> Lire la suite du sujet - Prévention du suicide  

Temoignez sur le sujet Prévention du suicide
Pseudo
Titre du témoignage
Email (facultatif)
Cet Email n’est en aucun cas publié ou divulgué. Il sert uniquement à vous alerter si des témoignages sur cet article ou des sujets connexes sont publiés.
Accepter les conditions générales