Pronostic des cancers
À LIRE DANS CET ARTICLE
Définition
- Le terme de "pronostic du cancer" n'a pas de sens. En effet il n'y a pas un cancer, mais différents cancers, chacun ayant son pronostic qui lui est propre.
- Le pronostic d'un cancer particulier est une question difficile, souvent taboue. Elle est difficile à aborder, tant pour le médecin que pour la personne atteinte du cancer.
- Les progrès des traitements sont maintenant tels que les taux de mortalité ont considérablement baissé. Et il n'y a pas que les statistiques qui le disent, c'est aussi l'opinion des personnes atteintes de cancer, des associations de patients et des cancérologues.
VocabulaireLes registres
- Les statistiques sur le cancer proviennent de diverses sources, issues de divers pays et établies à partir de "registres".
- En France il existe plusieurs registres généraux (de 4 à 6). Ces données sont enrichies de celles en provenance de 7 autres pays (Espagne, Italie, Pays-Bas, Suisse, Suède, Finlande et Norvège). Aux USA, le SEER program (Surveillance Epidemiology and End Results program), provient de 11 registres.
- Ces registres permettent de comptabiliser des survies moyennes chez les personnes atteintes de cancers. Il s'agit donc de données globales.
La surmortalité annuelle
- La surmortalité annuelle est fondamentale à comprendre. Elle correspond à l'excès de risque (en pourcentage) de décéder au cours d'un cancer, par rapport à la population qui n'est pas atteinte de cancer.
- Il ne s'agit donc pas d'un risque certain, mais d'une simple probabilité de décès par le cancer dont on est atteint. Par exemple, une surmortalité annuelle de 1% à l'échelle de 10 ans, signifie que parmi 100 personnes chez lesquelles on aura diagnostiqué un cancer 10 ans plus tôt, une seule décedera de ce cancer.
- La surmortalité annuelle ne s'envisage donc que cancer par cancer.
L'intervalle de confiance
- Cela signifie la plus ou moins grande certitude que l'on a que cette surmortalité soit vraie. Par exemple, un intervalle de confiance de 95% signifie qu'il y a 95% de chances pour que le chiffre de surmortalité avancé soit vrai. Pour donner une comparaison, c'est du même ordre d'idée que "l'indice de confiance" d'une prévision météorologique.
- Il est essentiel de préciser qu'il ne s'agit que de données statistiques globales et en aucun cas un pronostic à l'échelle individuelle. En effet, la personnalité de la personne atteinte d'un cancer joue un rôle fondamental dans le pronostic de la maladie. Les histoires médicales regorgent de personnes condamnées par la médecine au nom de la surmortalité annuelle, et qui se sont trouvées guéries par la seule force de leur mental.
Les chiffresLa surmortalité annuelle liée au cancer en général.
- Tous cancers confondus, entre 1983 et 1994, pour les 8 pays cités plus haut, la surmortalité diminue au cours du temps.
- Elle passe de 27% un an après la découverte d'un cancer, à moins de 2% onze à douze ans après cette découverte.
- La conclusion générale est que plus le temps passe, plus le pronostic s'améliore.
La surmortalité selon l'âge et le sexe
- Globalement, au bout de 10 ans, la surmortalité est de 2,2 %. Mais chez les femmes elle est meilleure (1,95%). De même chez les 15 à 44 ans où la surmortalité baisse à 1,2%. A l'inverse elle monte à 3,1% pour les hommes et à 3% dans la tranche 65 à 74 ans.
- On a remarqué par ailleurs que la surmortalité est beaucoup moins élevée en 1992 qu'elle ne l'était en 1983. Cela témoigne de l'impact positif de l'amélioration des diagnostics et des traitements.
| Population |
Surmortalité
au bout de 10 ans |
|
Global |
2,27% |
| Femmes |
1,95 % |
| Hommes |
3,18 % |
| 15-44 ans |
1,24 % |
| 45-54 ans |
2,06 % |
| 55-64 ans |
2,42 % |
| 65-74 ans |
3,03 % |
Surmortalité selon le type de cancer
Elle varie considérablement selon le type de cancer.
Explication :
- Si l'on prend par exemple la maladie de Hodgkin dont la surmortalité est de 1,03 %, cela signifie que seulement une personne en plus va mourir par rapport à la population générale.
- En d'autres termes, cela veut dire que pour la plupart de ces localisations, même aux risques les plus élevées (leucémie lymphoïde chronique par exemple), le "sur-risque" est très bas.
- Finalement, au bout de 10 ans, le risque est de 2% seulement pour l'ensemble des cancers.
- Pour certains cancers au moment du diagnostic, l'excès de risque disparaît dès les premières années.
Remarque très importanteCes chiffres sont uniquement statistiques, c'est à dire pris à l'échelle d'une population. Ce qui est fondamental de comprendre, c'est que les statistiques ont un défaut majeur, celui de ne pas prendre en compte l'individu. Nous ne sommes pas égaux devant la maladie. Certaines personnes qui étaient condamnées s'en sont sorties, et d'autres qui avaient un pourcentage élevé de guérir n'ont pu le faire.
Il faut donc rappeler ici que devant la maladie quelle qu'elle soit, ce qui compte pour beaucoup, c'est :
- La force de guérir.
- La confiance dans le traitement.
- La confiance dans le médecin et l'équipe médicale.
- La confiance en soi.
- La volonté inébranlable de survie, même si parfois on est découragé.
Dernière mise à jour, le 20/01/2007
www.docteurclic.com
L'information ci-dessous apporte les éléments essentiels sur ce sujet. Elle n'a pas vocation à être exhaustive et tout comme les conseils, elle ne peut se subsister à une consultation ou un diagnostic médical.
TÉMOIGNAGES SUR CE THÈME
Soyez le premier à témoigner sur le thème " Pronostic des cancers"
À LIRE AUSSI
Carcinologie
C’est une spécialité qui regroupe l’ensemble des informations et des études concernant le cancer. En... LIRE LA SUITE
Publicité
UNE QUESTION À POSER
Nos spécialistes santé répondent à vos questions *
- Questions médecine générale et traumatologie
* Les questions posées aux médecins sont tarifées
-
?
Sympto-Check ®
POUR VOUS ÉCLAIRER SUR LES CAUSES POSSIBLES DE VOS SYMPTÔMES
-
TESTEZ VOTRE SANTÉ
Test: Avez-vous une maladie veineuse ?
-
check
TROUVER LE MÉDICAMENT HOMÉOPATHIQUE QUI CORRESPOND À VOS SYMPTÔMES
Publicité
|