| L'information ci-dessous apporte les éléments essentiels sur ce sujet. Elle n'a pas vocation à être exhaustive et tout comme les conseils, elle ne peut se subsister à une consultation ou un diagnostic médical. |
Sida et enfant |
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Définition :Le Sida de l’enfant se présente un peu différemment de celui de l’adulte autant en ce qui concerne les symptômes que la surveillance. En particulier, la concentration des cellules de l’immunité (les lymphocytes CD4) n’est pas un indice fiable, car chez l’enfant, c’est leur efficacité qui est diminuée, pas leur concentration. La prise en charge de l’enfant séropositif à la naissance :
- On a réussi à faire descendre la fréquence de contamination de la mère à l’enfant en dessous de 5% des cas avec l’AZT, premier anti-rétroviral efficace disponible. Ce résultat va sans doute progresser encore avec les essais d’autres traitements.
- Pourtant, l’enfant va naître systématiquement séropositif si la maman l’est, puisque les anticorps maternels traversent le placenta et vont dans le sang de l’enfant. Ce sont eux qui le protègent durant les premiers mois de sa vie de beaucoup d’autres infections..
- La majorité des nouveau-nés séropositifs ne sont en fait pas contaminés, et les anticorps maternels vont progressivement disparaître, mais cela peut prendre un an. Au lieu d’attendre ce délai pour voir apparaître les propres anticorps de l’enfant, on peut chercher plus précocement le virus : recherche de l’antigène p24 ou du matériel génétique (la charge virale ), afin de pouvoir traiter plus tôt.
- Les vaccins vivants habituels sont contre-indiqués chez ces enfants en raison de leur faiblesse immunitaire. Par contre le vaccin contre le pneumocoque est très conseillé avant l’âge de 1 an. Les vaccins tués sont conseillés, car ils font intervenir les lymphocytes B, non atteints par le virus.
Les particularités du Sida de l’enfant :Les nourrissons :
- Ils naissent rarement infectés mais ils peuvent le devenir pendant l’allaitement, qui est déconseillé. Ils ont un faible poids de naissance,. Malgré tout, dans les pays en voie de développement, les autres risques infectieux et de malnutrition sont grands si on se prive des défenses naturelles apportées par le lait de la mère, et l’allaitement reste alors recommandé. De plus, les laits artificiels sont un luxe dans ces pays.
- Les bébés débutent parfois le stade de maladie sida entre 6 et 24 mois : cela se manifeste par des ganglions qui grossissent un peu partout, ainsi que le foie et la rate , et une éruption diffuse, faite de taches sur la peau.
- Les affections opportunistes sont surtout les pneumocystoses, qui sont des infections respiratoires avec essoufflement important, et les infections récidivantes à germes banals.
Chez l’enfant plus âgé :
- Certains signes sont spécifiques à l’enfant : la croissance ralentit, les glandes salivaires grossissent, le front est bombé, les cheveux sont rares. Il manque d’énergie et il est triste.
- Les organes les plus touchés, par le VIH ou les infections associées, sont la peau, le coeur, les reins, la rétine .
- Les troubles auto-immunitaires sont fréquents alors que c’est normalement très rare chez l’enfant.
- Les pneumopathies interstitielles sont également fréquentes et entraînent un essoufflement important.
- Par contre le sarcome de Kaposi et les lymphomes sont rares.
- Sur les examens de sang : les lymphocytes ne sont pas diminués, mais plutôt augmentés en nombre. Chez l’enfant, c’est leur efficacité contre les infections qui est altérée. Par exemple, les anticorps sont globalement augmentés dans le sang, mais pour une vaccination donnée, la production est diminuée de 50%.
- Les indices d’une évolution grave sont les troubles neurologiques, avec un retard des acquisitions, des troubles moteurs, des convulsions, et la faible réponse aux vaccins.
Le traitement chez l’enfant :
- Il est basé sur les mêmes principes que l’adulte.
- On y ajoute parfois des immunoglobulines pour pallier l’inefficacité des vaccins et de la production d’anticorps, et toutes les techniques pour stimuler l’immunité quand les infections récidivantes gâchent la qualité de vie.
- Le soutien psychologique, l’aide renforcée pour acquérir un développement normal, le maintien tant que possible dans le milieu scolaire, sont des mesures capitales. L’enfant ne doit pas être exclu par cette maladie, il n’est pas contagieux dans des conditions de vie normale.
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fiabilité test elfapar messi le 24/05/2012 17:42:12Bonjour,
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