L’amaigrissement, quel qu’en soit la cause, ne se fait pas à la même vitesse. On peut maigrir (c’est à dire perdre du poids) en quelques heures, mais aussi sur plusieurs mois. Dans ces deux cas extrêmes, ce ne sont pas les mêmes constituants qui disparaissent.

L’amaigrissement ultrarapide.

Une perte de poids en quelques heures ne peut être qu’une perte d’eau.

  •  Si celle-ci était en excès (oédèmes par exemple), on va dégonfler rapidement, le plus souvent des zones « déclives », c’est à dire des endroits où le sang a stagné : par exemple les jambes en fin de journée, le bas des reins en fin de nuit. A cette perte de poids qui reste généralement modérée (entre 1 et 2 Kgs) va s’ajouter une modification rapide de la silhouette dans les zones oédématiées. C’est l’effet bénéfique d’un amaigrissement rapide.
  • Par contre si on n’est pas en excès d’eau, cet amaigrissement ultrarapide provoque une déshydratation . C’est ce que l’on voit chez les nourrissons qui peuvent à la suite de vomissements et de diarrhée par exemple, perdre 5% de leur poids, voire plus,  en quelques heures, et c’est ce qui explique qu’on mesure cette déshydratation en surveillant leur poids.

L’amaigrissement rapide

Un amaigrissement qui survient sur quelques jours est la conjonction d’une perte d’eau, et d’un début de perte de graisses. La perte d’eau est liée avant tout à une perte de sel. C’est pourquoi un régime peu salé va entraîner une perte d’eau et donc une perte de poids rapide. L’inconvénient est alors de risquer de se trouver en perte de sel, ce qui va perturber l’équilibre hydro-électrolytique de nos cellules et parfois dans les cas extrêmes un mauvais fonctionnement de celles qui sont situées dans le cerveau, réalisant ainsi ce qu’on appelle un oédème cérébral .


A cette perte d’eau va s’ajouter une fonte des graisses. Soit en raison d’un régime hypocalorique, soit dans des circonstances pathologiques qui diminuent l’appétit, l’organisme utilise les graisses mobilisables (celles qui sont directement sous la peau) pour fabriquer de l’énergie. Ce phénomène met quelques jours à se mettre en place. Il a pour intérêt de provoquer une perte de poids lorsque celle-ci est recherchée, mais il a deux inconvénients. L’un est métabolique : c’est la fabrication de produits toxiques, qu’on appelle les corps cétoniques et qui dans les cas extrêmes provoquent des troubles réversibles au niveau du cerveau. C’est ce que l’on voit chez les diabétiques non traités. L’autre est plus pervers : notre cerveau de mammifère est programmé pour faire face à des périodes de disette en stockant de la graisse qui sera utilisée en cas de besoin ; mais le cerveau enregistre cela comme une alerte, et dès que l’alimentation redevient plus riche (quand on desserre l’étreinte d’un régime par exemple), il va intimer l’ordre à l’organisme de stocker encore plus en prévision de la prochaine disette : c’est cela qui est à l’origine du fameux effet yoyo si redoutable dans les régimes trop rapides.


Enfin, dans certains cas pathologiques l’amaigrissement s’accompagne d’un début de fonte musculaire qui va participer à la perte de poids. Il est au début très modeste, mais notable. C’est ce que l’on voit au cours des alitements ne serait-ce que de quelques jours : les muscles non sollicités en raison de l’immobilité vont s’atrophier. Si cette immobilisation se prolonge, la fonte deviendra visible : la silhouette se modifie avec en particulier diminution de la masse des cuisses et des fesses. Les efforts deviennent pénibles en raison de la fatigue et de l’effort demandé à des fibres musculaires moins nombreuses.

L’amaigrissement moyennement rapide

Deux cas de figure s’opposent radicalement

La perte de poids est volontaire.

Elle s’inscrit donc dans le cadre d’un régime qui va s’étaler sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Plus cet amaigrissement sera lent, plus il sera durable, car le cerveau ne ressent pas cruellement cette disette forcée et il y aura alors peu de risques d’effet yoyo. Il n’y a dans ce cas aucune perte d’eau, ni aucune perte de sel : l’équilibre hydro-électrolytique n’est pas perturbé. La perte de graisse s’effectue progressivement, ce qui n’entraîne qu’une majoration très faible de la production de corps cétoniques.

L’ensemble du système hormonal a le temps de s’adapter lentement et sans violence. Il n’y a pas de fonte musculaire ni de fatigue. Le seul inconvénient à cette lenteur, c’est justement… la lenteur qui peut sembler un peu désespérante pour qui veut rentrer dans son maillot de bain le mois suivant. C’est pourquoi ce genre de perte de poids volontaire s’inscrit dans la durée, avec une stratégie bien établie et une motivation bien ancrée dans la tête.

La perte de poids est involontaire

Elle est alors pathologique comme c’est le cas des cancers , des maladies au long cours, des alitements prolongés, etc. Une perte de poids de ce type doit alerter car elle est généralement le témoin d’un problème de fond. Outre la cause qui en est à l’origine, cette perte de poids s’accompagne d’une perte des graisses situées sous la peau, ce qui provoque un amincissement certain, mais également de graisses moins mobilisables qui sont souvent constitutives de tissus de soutien profond (graisse autour des organes, ligaments profonds, etc.). Cela peut provoquer des perturbations mécaniques, digestives en particulier : constipation, volvulus (les intestins qui se tordent brutalement sur eux-même), hernie hiatale , etc.). A cette perte de graisses profondes s’associe une fonte musculaire, d’où une fatigue physique importante à l’effort, et une augmentation de l’uricémie qui peut provoquer des désordres métaboliques. L’organisme se met en sommeil et fabrique moins de protéines constitutives : la peau en pâtit puisqu’elle s’amincit et se plisse par manque de fibres de collagène et de fibres élastiques, mais aussi l’os qui perd ses protéines constitutives qui n’ont pu être renouvelées. Cela provoque une libération du calcium qui y est attaché, et donc une moindre densité osseuse. Les os deviennent plus friables, moins résistants, des tassements et des micro fractures peuvent se produire, ce qui va entraîner des douleurs.
Cette perte de poids involontaire peut être le fait d’une maladie grave, mais aussi le fruit d’une motivation inconsciente. C’est ce que l’on voit dans les anorexies mentales ou dans les boulimies extrêmes.

L’amaigrissement lent.

Il se fait sur plusieurs années. Soit il est le fait d’une maladie au très long cours ou dans l’extrême vieillesse, soit il est le fait d’une sorte d’amaigrissement physiologique que l’ont voit chez les personnes dont la nature est d’être naturellement maigre, ce qui s’intensifie avec l’âge, quoi qu’on y fasse. Il est évident que ce genre de perte de poids n’est pas un acte volontaire. Il n’a généralement (sauf dans les cas pathologiques) aucun retentissement fâcheux sur l’organisme. Ce n’est que la silhouette qui se modifie : les jambes maigrissent et semblent s’allonger, la carrure se rétrécit, avec parfois un tendance à se voûter, et paradoxalement, le ventre semble devenir plus proéminent en raison d’une fonte de la musculature abdominale.

En résumé

 

Vitesse

Durée

Constituant

Effet positif

Effet négatif

Perte de poids ultrarapide

Quelques heures

Eau

Diminution des oédèmes, dégonflement

Déshydratation

Perte de poids rapide

Quelques jours

Eau

Dégonflement

Déshydratation

Sel

Dégonflement

Perte de sel, oédème cérébral

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source : http://www.santelog.com/news/nutrition-obesite/perte-de-poids-quand-le-corps-ne-repond-plus-aux-regimes_7666.htm
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source : http://www.santelog.com/news/nutrition-obesite/perte-de-poids-la-fin-des-preparations-magistrales_8253.htm