Existe t-il des médicaments pour aider au sevrage à l'alcool ?
Il existe trois médicaments spécifiques " réducteurs de l'appétence pour l'alcool" qui diminuent l'envie de boire et les rechutes, aux indications reconnues.. Ils sont prescrits par le médecin.
L'acamprosate (Aotal ®)
- qui nécessite un
traitement de 1 an à raison de 6 comprimés par jour en 3 prises si on a plus de 60 Kgs et 4 comprimés par jour (2 le matin seulement) si on a moins de 60 Kgs.
- le seul effet indésirable est la diarrhée, mais prudence si le
foie a souffert de l'alcoolisation. On débute le
traitement après avoir arrêté l'alcool, mais des rechutes ponctuelles n'interdisent pas la poursuite.
La
naltrexone (Revia ®)
- dont la durée de
traitement doit être de 3 mois (tolérance non testée au-delà) à raison de 1 comprimé par jour.
- effets indésirables :
nausées et maux de tête. Ce médicament ne doit jamais être utilisé chez les héroïnomanes, car il provoque un syndrome de sevrage aigu.
- il convient mieux aux patients ayant une dépendence psychologique isolée, et pas d'autres addictions.
Le disulfirame (Esperal ®), TTD-B3-B4
- qui ne doit doit surtout pas être absorbé avec de l'alcool, les effets indésirables étant proportionnels à la quantité d'alcool.
- c'est le plus ancien, mais maintenant souvent délaissé pour les récents, mieux tolérés.
Trois autres ne font pas encore l'objet d'un consensus : topiramate, odansetron et
baclofene.
Pour éviter de recraquer des consultations "psy" sont nécessaires : la psychothérapie analytique (pour comprendre pourquoi on a bu), la psychothérapie comportementale ( pour gérer les situations à rechutes), ou la psychothérapie de soutien ( pour conforter son
comportement d'abstinent). Les groupes de type Buveurs Anonymes ont leur intérêt, par un soutien mutuel.