Le coup de chaleur est une augmentation anormale de la température centrale.

Son risque principal est d’évoluer en hyperthermie maligne.

Fréquenter le froid et la haute montagne n’en protège pas. À force de prévention et de précautions, il arrive que l’on soit trop couvert avec des vêtements plus ou moins perspirants. En effet, des écarts de température importants que l’on rencontre parfois en altitude, au soleil, peuvent être à l’origine d’une situation paradoxale de surchauffe. En plein effort et en pleine chaleur, si l’on ne pense pas à se découvrir, l’organisme n’est pas à l’abri d’une hyperthermie. L’activité physique consomme de l’eau et produit beaucoup de chaleur.

epuisement

La transpiration est l’un des moyens d’élimination de cette chaleur excédentaire :

  • Pas d’eau, pas de transpiration.
  • Pas de transpiration pas de refroidissement.
  • Pas de refroidissement = coup de chaleur.

La température centrale augmente et l’activité musculaire se dégrade assez rapidement. L’absence de convection (vent) entre l’air et la peau aggrave le phénomène et interdit au corps de réguler sa température centrale. Le thermostat se dérègle et ne peut plus faire son travail.

Tant que persistent les facultés de jugement, tout peut rentrer dans l’ordre facilement. Se dévêtir, s’hydrater, se rafraîchir et stopper l’exercice sont les premières mesures à prendre.

Les facteurs favorisants

  • Déshydratation.
  • Suréquipement.
  • Surpoids.
  • Exercice exagéré.
  • Diurétique, acétazolamide (Diamox).
  • Régime hyperprotéique.
  • Antalgiques.

Si cette étape est dépassée, des signes neurologiques alarmants peuvent apparaître et réduire les chances de l’alpiniste de s’en sortir indemne.

Signes du coup de chaleur à bien connaitre !

  • Agitation, malaise.
  • Peau brûlante.
  • Hypersudation.
  • Bourdonnement dans les oreilles.

Si l’on ne s’hydrate pas, la phase suivante est « l’hyperthermie maligne d’effort »

Les signes neurologiques sont prédominants, la victime ne peut plus transpirer !

Signes de gravité

  • Hallucination, délire.
  • Peau sèche et brûlante.
  • Absence paradoxale de sudation +++
  • Coma évoluant vers le décès.

Conduite à tenir

  • Refroidir coûte que coûte la victime en lui ôtant ses vêtements, en la protégeant du soleil et en plaçant des bouillottes froides entre les jambes, sur le ventre, sous les aisselles et derrière la nuque (neige, linge humide, glace).
  • Asperger d'eau fraîche tout en massant la peau pour limiter la vasoconstriction réflexe.
  • Placer la victime en position latérale de sécurité (PLS) si elle est inconsciente et qu’elle respire encore et appeler les secours.

Traitement médical

  • Perfusion de salé isotonique en grande quantité (1litre/heure)
  • Benzodiazépine (VALIUM) en perfusion si convulsions.
  • Réanimation si coma ou arrêt cardio-respiratoire.


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