Par contre la présence d’une fièvre avec des courbatures et des ganglions disséminés dans le cou, sous la mâchoire, sous les aisselles ou dans le pli de l’aine permet d’être alerté, surtout s’il y a eu un contact.
  • L’herpès peut être nécrotique avec des lésions plus profondes laissant des cicatrices ; il peut également être récidivant, donc chronique.
  • Le zona peut lui aussi être chronique ou toucher de multiples territoires en même temps. Il en est de même pour la varicelle qui est le plus souvent impressionnante.
  • Les verrues sont parfois tenaces. Le molluscum contagiosum est diffus et présent dans 10 à 20 % des cas, ce qui est d’habitude rare chez l’adulte.
  • La leucoplasie orale chevelue faite de stries blanchâtres en relief sur les bords de la langue, est assez particulière et persistante. Elle est due au virus d’Epstein-Barr, très banal en lui-même, qui provoque des angines blanches.
  • La gale est assez fréquente pour qu’on y pense devant toute démangeaison tenace chez une personne séropositive.
  • L’angiomatose bacillaire, transmise par une bactérie excrétée par les animaux, se manifeste par des petites boules très vascularisées.
  • La dermite séborrhéique, faite de plaques rouges et tenaces sur le visage et la tête, est présente plus d’une fois sur deux au stade de Sida.
  • Les diarrhées :

    Les causes sont multiples : les examens complémentaires avec numération sanguine , analyse des selles avec coproculture et recherche de parasites et de champignons, sont indispensables si le traitement du symptôme ne suffit pas. Ce qui les caractérise, c’est leur durée supérieure à 1 mois, qui semble résistante au traitement.

    Les atteintes neurologiques :

    • Les neuropathies périphériques sont fréquentes chez 10 à 20% des malades et peuvent être révélatrices d’une primo-infection. Elles évoluent alors favorablement. Plus tard, elles peuvent être d’origine auto-immunitaires , à traiter de manière symptomatique, ou bien avec une cause curable : médicaments surtout, ou carence, ou trouble métabolique.
    • Les atteintes cérébrales : elles sont présentes dans la primo-infection, ou liées aux infections opportunistes, dont la leuco-encéphalite multifocale progressive.

    Les atteintes rhumatologiques :

    • Le syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter, qui fait partie des arthrites réactionnelles à des agents infectieux, est souvent très inflammatoire et étendu, avec des localisations nombreuses et des lésions tendineuses.
    • Les ostéonécroses sont assez fréquentes, et touchent autant les bras que les jambes.

    Les examens complémentaires utiles :

    • Pour le diagnostic, devant des infections opportunistes suspectes : le médecin demandera un test du Sida , avec contrôle systématique sur un deuxième prélèvement.
    • La fibroscopie pulmonaire aide à affirmer les pneumocystoses.
    • On surveille les réactions au bacille de Koch par l’intradermoréaction , et on dose régulièrement les lymphocytes CD4 , témoins de l’évolution de la maladie et de la réponse au traitement anti-viral.

    Les principes du traitement :

    • Les anti-rétroviraux empêchent le virus de se multiplier, et les anti-protéases empêchent sa survie.
    • Diverses associations médicamenteuses essaient de transformer le Sida en maladie chronique, malgré les mutations incessantes du virus.
    • Les traitements anti-infectieux sont employés à fortes doses contre les maladies opportunistes. Il s’agit alors d’antibiothérapie à forte dose.
    • Du côté prévention médicamenteuse, on dispose de plusieurs traitements pour les complications infectieuses les plus fréquentes, et de l’AZT, premier anti-rétrovirus, toujours valable pour la femme enceinte.
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