C'est la présence de cellules malignes dans le tissu de la prostate. FréquenceC'est la première cause de cancer chez l'homme, et le cancer le plus fréquent chez l'homme de plus de 50 ans.
- Plus de 20.000 cas diagnostiqués chaque année chez l'homme.
- Responsable d'une mort sur 10.
- Ce cancer touche 75 hommes sur 100.000.
- Exceptionnel avant 50 ans. Passé cet âge une consultation annuelle de dépistage doit être systématique avec toucher rectal et dosage des PSA. D'autant plus qu'il existe une prédisposition génétique (atteinte du père ou de la fratrie).
- 70% des hommes de plus de 90 ans ont un cancer de la prostate. Celui-ci est d'évolution suffisamment lente pour qu'aucun traitement ni bilan ne soit entrepris.
- 87% des cancers de le prostate au moment où ils ont été diagnostiqués l'ont été au stade localisé. L'idéal serait de 100 %.
- L'âge moyen auquel le diagnostic est fait est de 74 ans.
- Le pronostic en terme de surmortalité est de 6,67 % à 10 ans.
Les signes habituelsLe problème est que ce cancer ne se manifeste que par peu de signes, généralement à la suite d'une complication ou de l'extension de la tumeur ou de son volume important :
C'est pourquoi le plus souvent, il s'agit de la découverte d'une grosse prostate lors de la visite de routine classique chez l'homme à partir de 50 ans ou lors d'un dosage systématique des PSA ou dans le cadre d'un check-up. Au cabinetLors de la visite de routine :
- Contrairement aux autres visites, le médecin au toucher rectal trouve une prostate plus dure et aux contours irréguliers.
- Quand aux PSA que le médecin demande, elles sont anormalement augmentées. Un cancer à ses débuts est à craindre.
- Le médecin vous fera faire un bilan local (échographie transrectale et biopsie ) suivi par un bilan d'extension.
Lors d'une complication
- Non seulement le médecin fera le diagnostic au toucher rectal.
- Non seulement le diagnostic sera confirmé par l'augmentation anormale des PSA, une image de tumeur à l'échographie transrectale et le constat de cellules cancéreuses à la biopsie.
- Mais le plus urgent sera de fixer les limites de l'extension grâce à un bilan précis.
Les examensDéjà sur l'association de ces signes pour lesquels vous consultez et la confirmation du cancer à la biopsie, le médecin va s'alerter, d'où la pratique des examens suivants :
- Un scanner abdomino-pelvien pour vérifier l'extension ou non à l'ensemble des voies urinaires, mais aussi aux viscères de proximité.
- Une scintigraphie et un scanner des os à la recherche d'une métastase osseuse.
- Un scanner cérébral (métastases au cerveau) en cas de signes d'appel.
- Un scanner thoracique (métastases aux poumons).
Ces examens ne sont pas systématiques. Ils sont demandés par le médecin en fonction des résultats qu'il a entre les mains au moment où le diagnostic est posé. ClassificationL'évolution et le pronostic du cancer de la prostate sont liés au volume de la tumeur, au dosage des PSA , au stade d'évolution, et au degré de différenciation histologique (c'est à dire à la suite de la biopsie ) de la tumeur au moment du diagnostic. Le stade dépend de la classification TNM commune à la plupart des cancers :
- T1 : Tumeur non perceptible. Elle est découverte fortuitement lors d'une intervention chirurgicale par exemple.
- T2 : Tumeur palpable au toucher rectal, mais elle n'a pas franchi les limites de la prostate.
- T3 : la tumeur a franchi la capsule qui entoure la prostate
- T4 : La tumeur s'est étendue au voisinage (vessie, recteum, muscles).
- N0 : Pas de ganglions atteints
- N1 (ou N+): ganglions atteints
- M0 : Pas de métastase à distance
- M1 (ou M+) Métastase à distance qui est généralement dans un os.
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