Définition

Les filarioses sont des maladies parasitaires existant dans de nombreux pays. D'une manière générale il s'agit d'un ver qui vit sous la peau et s'y déplace.

Les différentes filarioses sont la filariose lymphatique, l'onchocercose, la filaire de Médine, et la Loase.

On estime au total que 150 millions de personnes sont atteintes dans le monde.

À lire auparavant :

Les éléments communs des filarioses :

  • C’est l’infestation de l’organisme par un ver qui s’appelle filaire, appartenant aux nématodes (dans la grande famille des helminthes).
  • La contamination se fait par les microfilaires, vivant dans le système sanguin et le système lymphatique .

La filariose lymphatique :

  • C’est un ver de 4 à 10 cm, vivant dans les ganglions et vaisseaux lymphatiques, dans les régions tropicales humides. La principale est la filaire de Brancroft, appelée Wuchereria Brancrofti. Elle sévit dans la zone tropicale et intertropicale d'Amérique, d'Asie et d'Afrique. En Océanie, l'une des variété s'appelle "pacifica" et provoque la Brugia malayi (filaire de Malaisie), et Brugia timori qui ne sévit qu'en Asie.
  • La transmission se fait par plusieurs types de moustiques : Culex, Aedes, et l’Anophèle comme pour le paludisme.
  • Une fois transmises par le moustique, les larves vont se développer et vivre environ 15 ans. Les femelles émettent des vers jeunes, les microfilaires qui se développent dans le sang, en particulier au cours de la nuit.
  • Bien souvent, dans les zones d'endémie, les porteurs de la filariose n'ont aucun  signe apparent.
  • Les symptômes qui peuvent apparaître sont des accès de fièvre et de douleurs ganglionnaires (à l’aine surtout), avec lymphangite , qui peuvent se renouveler sur plusieurs années. Parfois une fistulisation (la création d'une sorte de canal) dans la vessie fait émettre des urines blanchâtres, pleines de lymphe. Des pneumopathies allergiques sont possibles.
  • Dans la forme chronique, l’obstacle qui s’est créé sur le circuit lymphatique entraîne des oedèmes durs, devenant au maximum un éléphantiasis (imaginez une peau d’éléphant, mais plutôt rouge que grise, avec un membre très augmenté de volume...)
  • Le diagnostic se fait sur une prise de sang recherchant les microfilaires (elles sont plus nombreuses en pleine nuit, mais on peut quand même les trouver aux heures ouvrables...), et si besoin la recherche des anticorps spécifiques antifilaires. Mais on ne les retrouve pas toujours dans le sang. La seule certitide est la mise en évidence lorsque le ver circule sous la peau.

Les autres filarioses

On les différencie en raison de leur localisation géographique de leur taille et des signes qu'elles entraînent.

  • La loase qui sévit en Afrique Noire
  • L'onchocercose qui donne des complications oculaires redoutables.
  • La filaire de Médine dont le vers est très long (jusqu'à 1 mètre) et qui provoque des surinfections graves.

Le traitement

  • Le traitement traditionnel consistait à inciser la peau et à extirper le ver en l'enroulant progressivement autour d'une allumette. On utilise à présent des anti-helminthiques appelés aussi microfilaricides comme la Notézine que l'on donne à distance des poussées aigües.
  • Le traitement chirurgical est réservé aux formes chroniques et évoluées comme l'éléphantiasis.

La prévention

  • Elle passe par la lutte contre les moustiques et l’assèchement des petits marigots.
  • Dans les pays d'endémie, les larves étant transmises par les moustiques, il faut utiliser des repellents efficaes et dormir sous une moustiquaire. Il faut éviter les zones marécageuses où ces moustiques pullulent.
  • La chimiothérapie de masse par des antimicrofilaires permet de soigner les personnes qui sont atteintes sans le savoir.


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