Définition

  • L'herpès est une maladie virale due à l'herpès virus. Il provoque des lésions douloureuses caractéristiques, qui sont d'autant plus pénibles qu'elles siègent sur les muqueuses, génitales en particulier.
  • Elle touche environ 2 millions de personnes en France.

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La maladie herpétique

Le virus

  • L'herpès génital est dû au virus HSV. Il existe sous 2 formes : HSV1 (responsable du classique "bouton de fièvre", et HSV2 qui touche l'anus, le gland et la vulve.
  • C'est le virus HSV2 qui prédomine dans cette localisation génitale, mais on peut trouver l'autre type (HSV1), dans environ 10 % des cas.
  • Ce virus a la particularité de rester dans l'organisme définitivement. Il reste en dormance et peut se "réveiller" spontanément, en particulier à l'occasion d'une baisse passagère des défenses immunitaires de l'organisme.

Contamination

  • Le contact avec le virus HSV se fait au cours d'un rapport sexuel avec une personne porteuse du virus. Au bout de 1 à 3 semaines après le contact, la maladie se déclare. C'est la "primo-infection".
  • C'est une maladie très contagieuse. On risque de l'attraper avec une personne qui a une poussée d'herpès. Mais on risque aussi de l'attraper alors que la personne infectée ne développe aucun symptôme.
  • De plus, une personne peut être porteuse du virus sans le savoir et sans n'avoir jamais eu aucun symptôme apparent.
  • L'herpès labial (le bouton de fièvre") peut parfois se transmettre aux parties génitales, notamment lors de la fellation ou de l'anulingus . Cela représente 10 à 30% des herpès génitaux. L'inverse est également possible.

La primo-infection

  • La primo-infection à Herpès simplex virus débute 7 à 21 jours après le contact sexuel infectant.
  • Dans 90% des cas, elle ne donne aucun signe. Dans les 10% restants, elle se manifeste de façon très violente : douleurs démangeaisons et sensation de brûlures au niveau du site de l'infection (sexe, cuisse, anus). D'autres signes comme de la fièvre, des maux de tête ou des douleurs abdominales sont possibles. 
  • Généralement, la personne sent venir la crise : sensation de brûlures ou de picotements, sur les organes sexuels ou à proximité (anus, cuisse). Cela peut entraîner également des brûlures en urinant.
  • Puis, 24 à 48 heures plus tard, des petites vésicules apparaissent. Elles forment de petits groupes de quelques éléments. Quelques jours après, les vésicules se troublent et éclatent. Les bords des vésicules se racornissent, et deviennent des érosions qui suintent et qui sont très douloureuses. Une croûte se forme dessus, et elles cicatrisent. L'ensemble de la crise dure une semaine entière.

Chez l'homme

Les lésions se situent sur la verge, le gland et le prépuce. Elles peuvent déborder sur les bourses, et sont dans ce cas plus longues à cicatriser.

Chez la femme

  • Les signes sont plus marqués : les lésions se forment sur la vulve et l'entrée du vagin : les vésicules reposent sur une muqueuse vaginale qui devient rouge et congestionnée. Les lésions sont très douloureuses, et mettent une dizaine de jours à cicatriser.
  • Dans certains cas, les lésions peuvent aller plus profondément dans le vagin, voire sur le col de l'utérus .
  • Le virus peut se transmettre au foetus si la femme est enceinte et donner un herpès chez le nouveau-né. De la même façon, une poussée d'herpès au moment de l'accouchement risque de transmettre le virus au nouveau-né, en particulier sur les yeux. Dans ce cas, on proposera systématiquement à la mère un accouchement par césarienne .

Les poussées

  • Dans 50 à 70% des cas, cette primo-infection sera la seule manifestation.
  • Mais dans les cas restants, des poussées peuvent survenir. Le virus qui était en dormance dans les ganglions, va se réveiller et provoquer une poussée.
  • Dans ce cas, le processus sera le même : vésicules, érosions, croûtes, cicatrisation en 8 jours, et ceci de façon douloureuse.
  • Les récidives sont dues à des facteurs déclenchants : le stress, les règles, une infection virale, un traitement corticoïde.
  • Plus la primo-infection a été violente, plus la personne risque d'avoir des récidives. Mais celles-ci ont tendance à s'atténuer et à s'espacer avec l'âge.
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