Définition

C’est la mort du rein par obstruction brutale des artères rénales.

Cette affection est rare mais fait partie des différents infarctus possibles.

Ce qu'il se passe

  • L’obstruction intéresse le plus souvent l’artère nourricière du rein issue directement de l’aorte . L’infarctus est alors total. Si rien ne se passe rapidement, c’est la mort de tout le rein.
  • L’obstruction peut se produire sur une des artères principales issues de l’artère nourricière. Elle entraîne la mort du territoire correspondant. L’infarctus est partiel. La partie vivante du rein reste fonctionnelle (opératrice). Tout le rein n’est pas mort.

Que l’infarctus soit total ou partiel, le tableau clinique est toujours violent avec au premier rang la douleur brutale, aiguë, permanente.

Les causes

Tout ce qui peut expliquer la notion d’obstacle :

  • Un caillot ou une plaque d’athérome dans l’artère rénale ou ses artères sous-jacentes.
  • Une compression extérieure par un organe en souffrance (augmenté de volume).
  • Une dissection aortique .

Vous appelez en urgence pour

  • Une douleur apparue soudainement sur le flanc ou plus en avant sur l’abdomen, violente, aiguë, décrite comme un coup de poignard.
  • Une nausée avec vomissements, et un malaise rarement accompagné d’un état de choc.
  • Du sang dans les urines.

Sur place le médecin

  • Vous soulagera dans un premier temps par l’injection d’un antalgique (médicament contre la douleur) en intraveineuse ou en intramusculaire.
  • Et vous fera hospitaliser sur la seule notion de l’intensité de la douleur associée à une hématurie .

À l’hôpital

Seront fait en urgence :

Ces deux examens mettront le médecin sur la voie de l’infarctus en raison d’une  image morte  à l’échographie associée à l’absence de foyer à la NFS.

Le traitement

Sera conditionné par l’importance de l’infarctus :

  • Total ou partiel.
  • S’il est partiel : son étendue et sa localisation.

Il va de la néphrectomie totale (ablation du rein) à la néphrectomie partielle (ablation de la partie nécrosée (morte).

Les suites

  • On vit très bien avec un seul rein.
  • Cela dit, tout pour l’avenir dépendra de la prévention des facteurs de risques , tout comme pour l’infarctus du myocarde.
  • C’est la seule façon d’éviter une récidive ou l’évolution vers une insuffisance rénale si l’autre rein mal vascularisé fatigue anormalement.


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