Définition

  • C'est une inflammation des méninges dont l'origine est presque toujours infectieuse (virus ou bactérie).
  • Sa gravité réside dans son origine microbienne (méningocoque et pneumocoque en particulier).

À lire auparavant :

Ce qui se passe :

La méningite est un mot qui fait peur. En fait, il faut la remettre à sa juste place sur trois points :

  • La méningite virale est rarement mortelle.
  • La méningite à méningocoque n'évolue que par petits foyers grâce à l'antibiothérapie systématique de l'entourage proche qui a été en contact en milieu clos (crèche, classe) avec une personne atteinte par le méningocoque.
  • La méningite à pneumocoque présente un risque important de séquelles (30%) et un risque non négligeable de mortalité (11%). Cela justifie qu'elle bénéficie désormais d'un vaccin inscrit dans le calendrier de vaccination .

Mécanisme

  • Le germe au départ n'est pas dans les méninges ou dans le liquide céphalo-rachidien.
  • Il se développe dans la gorge ou les voies ORL (oreille moyenne). Les germes en se développant, provoquent une inflammation de la gorge ou de l'oreille. Ils finissent par forcer les défenses et envahissent les méninges où ils peuvent se multiplier. Cela provoque une réaction inflammatoire visible dans le liquide céphalorachidien qui baigne les méninges. Le système nerveux réagit à cette inflammation en provoquant les manifestations de la méningite : maux de tête, vomissements, gène à la lumière, etc.
  • L'enfant étant confronté à des germes pour lesquels il n'a pas forcément encore de défenses, cela explique que les méningites bactériennes ou virales chez l'enfant soient plus fréquentes que chez l'adulte.
  • Outre ces manifestations, les germes provoquent des réactions du système immunitaire plus ou moins marquées. L'une d'elle est une perturbation importante de la coagulation sanguine : de petites hémorragies très localisées se produisent sous la peau : c'est le purpura fulminans qui est un critère majeur de gravité et dont la présence aggrave notablement le pronostic.

Les cas particuliers

La méningite à pneumocoque

  • Le pneumocoque est répandu dans la gorge et le nez de tous les enfants à moment ou à un autre. Il se transmet facilement d'un enfant à un autre par simple contact. En général le pneumocoque ne provoque aucun signe. L'enfant est donc porteur sain. Puis sans qu'on en connaisse les raisons exactes, le pneumocoque prolifère et passe dans le sang. Cela provoque une bactériémie puis une septicémie . S'il atteint les méninges il provoque une méningite.
  • 70% des cas surviennent avant l'âge de 2 ans avec un maximum entre 4 et 6 mois.
  • Les enfants de moins de 2 ans sont donc les plus menacés.
  • Le risque c'est le décès (11% des cas), et les séquelles (30% des cas) : surdité, troubles neurologiques, problèmes d'apprentissage et de mémorisation par la suite.
  • La vaccination contre le pneumocoque fait maintenant partie du calendrier vaccinal . Elle a également un intérêt : les grands-parents qui gardent leurs petits enfants évitent ainsi d'être contaminés et de développer des pneumonies à pneumocoques.

La méningite à méningocoques

  • La méningite à méningocoques, appelé aussi méningite cérébro-spinale est grave chez l'enfant car elle intervient sur un organisme fragile et en plein développement.
  • Le germe est présent dans les secrétions nasales de la personne contaminée. Il suffit d'un simple contact pour que le méningocoque se transmette de la personne contaminée à l'enfant.
  • Le germe va regagner les voies aériennes de l'enfant, se développer, et provoquer les signes du syndrome méningé.
  • La présence du purpura fulminans est un critère de gravité qui engage le pronostic vital et impose la mise en route extrêmement rapide d'un traitement antibiotique adapté.
  • Les séquelles sont importantes, mais non systématiques.
  • La maladie étant très contagieuse, sa déclaration est faite obligatoirement auprès des autorités sanitaires.

Les signes

  • Les signes classiques de la méningite sont les maux de tête, les vomissements, la fièvre et la nuque raide.
  • Ce sont des signes que l'on retrouve au cours de simples infections ORL.
  • D'où la nécessité de ne pas faire d'automédication dès que plusieurs symptômes sont associés et de faire appel au médecin qui après examen, s'orientera ou non vers le diagnostic (ce d'autant que chez l'enfant et le nourrisson, il existe des méningites à forme  molle  sans aucune raideur dans la nuque.
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