C’est un ensemble de signes qui apparaissent lorsqu’une personne alcoolo-dépendante cesse de boire brutalement.

Les signes

Des signes dits cardio-vasculaires, donc en rapport avec la circulation sanguine et le coeur :

  • Bouffées de chaleur avec rougeur du visage.
  • Maux de tête que le médecin mettra en rapport avec une poussée d’hypertension artérielle
  • Sensation de coeur rapide

Des signes neurologiques

  • Tremblements
  • Difficulté à se repérer dans le temps (perte de notion des horaires) et de l’espace (confusion des lieux)
  • Instabilité à la marche ou lors de la position debout
  • Difficulté à coordonner les mouvements
  • Difficulté à maintenir son attention

Des signes psychiatriques


Des signes généraux

Que faire ?

Tous ces signes surviennent lors de l’arrêt brutal de l’alcool chez une personne intoxiquée de longue date. Ils constituent des signes d’alerte, qu’on appelle le pré-delirium, phase précédent le delirium tremens .

Ces signes imposent la consultation en urgence d’un médecin de façon à enrayer la crise. Il est vraisemblable que son intervention sera suivie d’une hospitalisation de la personne. L’attitude du médecin sera guidée par l’impossibilité qu’il évalue chez la personne de pouvoir suivre un traitement en ambulatoire (donc sans hospitalisation).

Un traitement de sevrage alcoolique sera alors mis en place.

Les suites

Elles dépendent de la réussite du sevrage.

  • Pour que l’évolution soit considérée comme contrôlée, il faut que le rythme cardiaque soit revenu à un chiffre proche de la normale (de toute façon moins de 120/mn), que la tension artérielle soit normalisée, que le rythme respiratoire soit inférieur à 25 par mn, que les tremblements aient pratiquement disparu, sauf éventuellement au niveau de la main, que les sueurs soient limitées à la paume des mains, que l’agitation ait pratiquement disparue et qu’il n’y ait plus aucune hallucination. On considère alors que la situation est maîtrisée, ce qui permet une prise en charge en ville. La suite dépendra alors de la qualité et de l’observance de cette prise en charge, dans laquelle l’entourage et la motivation du patient compte pour beaucoup.
  • Dans les autres cas, c’est à dire si les signes plus haut sont plus marqués, on estime qu’il y a un risque de passage en délirium tremens, ce qui impose une poursuite de l’hospitalisation. Ce n’est que lorsque la situation est normalisée qu’on se retrouve dans le cas précédent.
    Sur le long terme, la fréquence des récidives dépend du soutien moral et psychologique dans lequel les associations ont un rôle fondamental.


Vos témoignages


Sevrage
20/05/2012 03:26:10


MON MARI EST EN TRAIN DE SE SEVRER A L,HÔPITAL MAIS SON MAL DE TÊTE PERSISTE TOUJOURS. CELA DURE DEPUIS UN AN ENVIRON. iL DISAIT CONSOMMER POUR CALMER SON MAL ET S'ENDORMIR. MAIS IL...

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