Peut-on mourir de l'asthme, dans l'enfance ou la vie adulte ?

Malheureusement oui. Les personnes les plus à risque sont les adolescents qui abusent des bronchodilatateurs (inhalateurs bleus). Il faut savoir que les bronchodilatateurs sont des médicaments de secours, qui soulagent mais ne guérissent pas. Leur rôle peut ressembler à celui de l'acétaminophène (comme le Tylénol ou le Doliprane) ou ibuprofène (comme le Motrin et l'Advil) qu'on prend pour de la fièvre. Si votre enfant a besoin d'un médicament contre la fièvre pendant plus de 5-6 jours, il faut s'inquiéter et suspecter qu'il y a peut-être quelque chose de sérieux là-dessous. C'est la même chose pour les bronchodilatateurs ; si quelqu'un doit en prendre plus de 3 fois par semaine de façon régulière pour soulager ses symptômes, c'est que l'asthme n'est pas maîtrisé : il faut consulter un médecin qui établira un plan d'action pour reprendre la maîtrise de l'asthme. Il faut en informer les adolescents et s'inquiéter si l'inhalateur bleu doit être remplacé plus souvent que tous les 3 mois. L'usage excessif de bronchodilatateurs parce qu'ils ne font plus effet, ou qu'ils ne soulagent pas pendant au moins 4 heures, signale une crise sévère. Il faut consulter immédiatement car la combinaison de hautes doses fréquentes de bronchodilatateurs et d'un manque d'oxygène dû à la crise d'asthme ont des conséquences désastreuses pour le cœur qui peut faire une arythmie et causer la mort. Une crise d'asthme sévère nécessite une consultation médicale immédiate.



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