Points importants
Les circonstances de survenue
Le malaise peut être soudain et brutal. C'est assez rare. Il est généralement suivi d'une perte de connaissance plus ou moins longue. Tant que la personne n'a pas repris connaissance, on considère qu'elle est dans le coma. C'est au cours de cette période très incertaine que l'on panique le plus, et c'est justement à ce moment-là qu'il faut rester le plus calme possible. Le simple fait de mettre la personne allongée et les jambes un peu en l'air suffit à lui faire reprendre connaissance.
Le plus souvent, le malaise est progressif : la personne ne se sent pas bien, vacille et parfois tombe dans les pommes . Elle peut également rester un peu alanguie, en proie à une intense fatigue. Généralement le malaise dure un peu et tout rentre dans l'ordre.
Au moment du malaise
Les signes d'accompagnement sont très importants:
La pâleur et les sueurs froides sont des signes de gravité suffisants pour faire appeler les secours. Tant que le front reste sec et le teint normal, il n'y a généralement pas d'urgence vitale.
La manière dont la personne est tombée : si le malaise a entraîné une chute par terre, parfois avec une plaie ou des contusions, c'est que le malaise est à priori grave. Si elle a eu le temps de se protéger, c'est que la perte de connaissance n'était pas brutale.
La respiration : la présence de la respiration est un élément rassurant dans l'immédiat. Parfois la personne respire mais de façon si superficielle et si ténue qu'on croit qu'elle ne respire plus. Cela peut être très impressionnant. Mais si elle ne respirait plus, elle serait pâle et en sueurs : on est donc ramené au cas précédent.
La durée du malaise : la personne doit reprendre connaissance dan un délai de 5 à 10 mn. Au delà, il faut s'inquiéter.
Reste bien entendu la cause
Certaines sont assez simples :
Les suites d'une crise d'épilepsie . Dans ce cas, les convulsions sont suivies d'un coma résolutif , c'est à dire une phase obligatoire de coma au cours des crises d'épilepsie, un peu comme si le cerveau récupérait des convulsions violentes qui ont eu lieu.
Une personne diabétique sous insuline est soumise au risque de coma hypoglycémique .
Les personnes qui portent des pacemaker peuvent voir leur pile s'arrêter ou se décrocher . Cela peut nécessiter le recours au Samu.
La présence de déficits neurologiques (perte de la parole, de l'audition ou de l'audition, paralysie d'un côté), sont des signes inquiétants.
Raisonnement du médecin
Souvent tout sera rentré dans l'ordre lorsque le médecin arrivera. Ne l'annulez pas pour autant, il doit élucider la cause, Après avoir examiné la personne, il pratiquera éventuellement un électrocardiogramme et demandera, au besoin sur place, une prise de sang .
Grâce à cela, il pourra établir un diagnostic nécessitant:
Soit une hospitalisation immédiate : accident vasculaire cérébral , hématome cérébral, trouble du rythme grave .
Soit des soins à domicile : coup de chaleur , hyperémotivité . Il ouvrira le col de la personne, aérera la pièce, aura des paroles rassurantes et donnera les médicaments adaptés.
Son attitude va dépendre du diagnostic:
Intoxication médicamenteuse . L'hospitalisation dépend de la quantité de médicaments ingérés, de leur quantité, de la prise ou non d'alcool et du type d'association médicamenteuse. Le médecin fait le bilan avec le centre antipoison et souvent hospitalise la personne
Intoxication alcoolique . En général le malaise est prolongé et dans ce cas une hospitalisation est souvent nécessaire.
Spasmophilie . Le médecin fait une injection si la crise ne passe pas spontanément.
Malaise vagal . Tout rentre spontanément dans l'ordre sans la moindre séquelle, mais c'est très impressionnant.
Hypoglycémie . Une simple injection résout le malaise.
Hypertension artérielle . Cela peut nécessiter une hospitalisation.
Hypotension artérielle . Tout dépend alors de la cause.