Définition :

  • Quand on parle de chute de cheveux, il s’agit de celle qui dépasse les 10 à 20 cheveux quotidiens qui peuvent rester sur le peigne.
  • Elle est le témoin d’une accélération de la phase finale du cycle du cheveu (phase télogène) ; le problème, c’est que cela donne un aspect dégarni quand trop de cheveux chutent en même temps.
  • Quand la chute de cheveux laisse des zones de peau lisses et sans cheveux, on parle de calvitie

À lire auparavant :

Le cheveu

Qu’est-ce qui se passe ?

  • La vie du cheveu normal dure de 5 à 7 ans, et il a un potentiel de 25 à 30 cycles.
  • Pourquoi est-ce plus court chez certains et à certains moments ? La sensibilité aux androgènes, qui facilitent la chute des cheveux, est déterminée génétiquement en grande partie, mais s’ajoutent les effets des stress intenses, qu’ils soient psychologiques ou par maladies sévères, dont le mécanisme est mal connu.
  • Le médecin pratique un trichogramme pour savoir quelle est la vitesse de chute des cheveux et l’espoir de repousse.
  • Il existe 2 zones : l'une qui est dépendante des androgènes (qui sont les hormones mâles comme la testostérone ) et qui va être le siège de la tonsure habituelle des hommes chauves ; l'autre, qui est indépendante de la testostérone et qui donne un aspect de chute diffuse.

Les moyens disponibles :

Les grands classiques :

  • Pour les causes non hormonales, on emploie les cures de vitamines B, d’oligo-éléments en fonction des carences supposées, d’acides aminés (les éléments de base des protéines) soufrés et non soufrés, pour apporter au cheveu les éléments utiles. En particulier, la carence en fer lorsqu'elle existe sera corrigée par des médicaments prescrits par le médecin.
  • Les lotions à base de soufre ou rubéfiantes : on essaie soit d’apporter par voie externe les éléments utiles, soit de stimuler la circulation.
  • La progestérone en lotion, comme anti-androgène, a un effet modeste.
  • Il faut surtout éviter les tractions excessives sur les cheveux, les  agressions cosmétiques  trop souvent répétées (permanentes, colorations...).
  • L’excès de séborrhée est toujours traité : ce n’est pas tant parce qu’elle  étouffe  le cheveu comme on dit, mais elle est témoin d’une hypersensibilité hormonale du cuir chevelu.

Ceux qui deviennent les classiques de maintenant :

  • Le minoxidil en lotion : médicament peu intéressant quand il était employé contre l’hypertension, on s’est aperçu qu’il pouvait favoriser la pousse des cheveux.
  • Le finastéride : médicament de la prostate, il est utilisé comme anti-androgène, à doses plus faibles, pour les cheveux.
  • Et l’aminexil, rare cosmétique à avoir été étudié comme les médicaments, qui peut lui aussi augmenter la densité des cheveux.
  • Ils ont fait leurs preuves pour ralentir la chute et stimuler la repousse, mais attention : ils ne peuvent agir que s’il reste un follicule pileux actif, donc sur les zones encore  jeunes  quant à la perte de cheveux. Voyez votre médecin ou un dermatologue pour évaluer au mieux les possibilités.

Pour la femme :

  • La pilule ou le traitement hormonal substitutif de la ménopause peuvent utiliser comme progestatif l’acétate de cyprotérone, anti-androgène : l’effet est inconstant et très progressif.
  • Le minoxidil est possible, mais attention au risque de pilosité augmentée sur les tempes.

La chirurgie

Elle est réservée aux chutes de cheveux localisées dans lesquelles le cuir chevelu possède les éléments vasculaires suffisants, ou lorsque les cheveux déjà existants sont suffisants pour envisager de repiquer des cheveux en zone glabre.

Les greffons

  • On réimplante des cheveux dans le cuir chevelu, soit par groupes de cheveux (problème de  l’effet poupée  où les cheveux sont groupés par paquets) soit un par un. L’implantation est faite sous anesthésie locale.
  • On peut implanter des cheveux artificiels, mais ils présentent des problèmes de rejet. Cette technique est peu à peu abandonnée ou réservée aux cas où la personne n’a pas assez de cheveux en zone non glabre.

Les lambeaux de rotation

On distend la peau d’une zone couverte de cheveux, au moyen de ballonnets implantés sous la peau. Puis on décolle cette peau distendue et on la suture en tension dans une zone de peau chauve qu’on a auparavant découpée.



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