La plupart du temps, le délire est simple à repérer : affabulations, incohérences, perte de contact avec le réel. Mais parfois cela peut être plus sournois : petits troubles à éclipse chez une personne apparemment en possession de toutes ses facultés par ailleurs.

Points importants

  • Délire, hallucinations et agitation sont des phénomènes très intriqués. Toutefois l’hallucination porte sur les sens (vision, audition), alors que le délire porte sur l’interprétation que la personne fait de ce qu’elle voit ou entend. Certains délires peuvent être extrêmement construits, comme un véritable monde imaginaire.
  • Parfois, délire et hallucinations peuvent entraîner une agitation extrême.
  • C’est l’entourage qui décrète que quelqu’un délire. Pour la personne, c’est différent : elle dit la vérité, et elle est donc incomprise par son entourage. Cette incompréhension peut la rendre incrédule (donc elle se renferme encore plus dans son délire), ou agressive.
  • La première des choses est de vérifier que la personne délire. Parfois c’est simple : hallucinations (il y a un cheval dans la pièce), description fausse ou erronée de faits vérifiables (changement de forme ou de couleurs des objets).
  • Mais parfois c’est plus délicat (la voisine du dessous me surveille, il y a des gens qui me suivent tout le temps dans la rue, etc.).
  • Quoi qu’il en soit, la personne doit être examinée par un médecin, soit en consultation si elle accepte de s’y rendre, soit à domicile dans le cas contraire.

Raisonnement du médecin

D’abord il va vérifier s’il y a ou non un délire, en s’entretenant avec la personne.

Ensuite il va chercher une cause à ce délire :

Certaines causes imposent une hospitalisation en médecine, d’autres, seulement un traitement sur place.

Parfois la cause est moins évidente et le diagnostic sera fait à l’hôpital :

Si la cause est apparemment psychiatrique, il pourra être amené à lui faire une injection (parfois aidé d’infirmiers si la personne est agressive). Dans ce cas, soit le délire cesse, ce qui est le cas des crises d’hystérie le plus souvent, et une consultation ultérieure avec un psychiatre sera de toute façon nécessaire ; soit le délire ne cède pas et la personne sera vraisemblablement hospitalisée en psychiatrie. C’est le cas des grandes psychoses (schizophrénie , paranoïa ).

 

Il est à noter également que certains délires très discrets, peuvent être le témoin d'une psychose débutante, notamment chez les personnes jeunes sous cannabis .

Chez l'enfant

  • Chez les tout petits la première des causes est la fièvre, surtout quand elle est élevée et si elle monte brutalement. La cause est alors celle de toute fièvre chez l'enfant, en particulier les maladies virales où la fièvre est généralement élevée d'emblée.
  • Comme pour l'adulte,  ce n’est pas simple de vérifier la réalité d'un délire : l'enfant se plaint de maltraitance, de coups, de racket, etc., et ce n’est souvent pas bien facile de démêler le vrai du faux, le réel de l’inventé.
  • Le cannabis ne provoque pas de délire, mais il peut révéler des psychoses à bas bruit ou passées inaperçues.
  • Autre cause de ce type, l'intoxication alcoolique , plus fréquente qu'on le pense chez l'enfant.


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