Il est difficile de fixer les limites de la normalité ou de l'acceptable à propos de certains comportements sexuels.

La législation est claire pour ce qui concerne la pédophilie (relations sexuelles avec des enfants) et la zoophilie (relations sexuelles avec des animaux) : ils sont en France interdits et condamnés par la loi.

La psychiatrie quand à elle, les considère comme une dérive comportementale laquelle peut être secondaire à une maladie mentale.

La question de la normalité

En revanche, la loi n'interdit pas et la psychiatrie ne considère pas certains comportements sexuels comme anormaux à partir du moment où ils concernent les adultes, qu'ils sont maîtrisés, non imposés par la force, librement consentis, ne portant pas atteinte à la vie privée des gens et ne constituant pas un outrage public à la pudeur.

Ce sont :

  • Les scénarios érotiques ou la réalisation des fantasmes :
  • Le fétichisme (comportement conférant à un objet ou une partie du corps le pouvoir exclusif de produire l'orgasme).
  • Le travestissement, le voyeurisme, l'exhibitionnisme.
  • L'échangisme, le triolisme (amour à 3) et la sexualité de groupe.
  • L'homosexualité.

Les comportements pervers

  • L'ondinisme (jeux buccaux avec les urines).
  • Coprophilie (jeux buccaux avec les excréments).
  • Les jeux sado-masochistes avec violence et outrages.

Quand y a t-il passage à l’anormalité ?

  • On peut fixer les limites de la normalité à partir du moment où il n'y a plus fantasme mais passage à l'acte avec une dérive perverse, une attitude totalement obsessionnelle et exclusive, une marginalisation dépassant les interdits sociaux.
  • La personne s'oppose alors à la loi.
  • La prise en charge psychiatrique est inévitable.


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