Définition :

Une infiltration consiste à injecter au contact d’une lésion, un produit qui lutte contre l’inflammation, la douleur ou une activité excessive.

Les indications :

  • Les hydarthroses tenaces ou récidivantes, survenant à la suite d’arthrite non infectieuse, ou de poussées congestives d’arthrose .
  • Les tendinites : surtout sur les attaches des ligaments ou dans les gaines.
  • Les atteintes des articulations postérieures des vertèbres, source de beaucoup de mal de dos.
  • Les cicatrices exagérées, grosses et inflammatoires, appelées chéloïdes.

La technique :

  • Les produits les plus souvent employés sont les corticoïdes auquel on ajoute un anesthésique local qui endort la douleur et sert parfois de test sur la localisation d’un problème. Ce sont parfois des produits faits pour atrophier la membrane interne de l’articulation quand son activité exubérante est responsable de l’agression du cartilage articulaire . On utilise par exemple dans les arthrites chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde , de l’acide osmique qui est un produit radioactif.
  • Pour les lésions superficielles, le médecin prend une petite aiguille fine et courte. Il va directement piquer dans la zone douloureuse pour l’imprégner du médicament.
  • Pour une arthrite, il va rendre la peau insensible avec une bombe de froid. Puis il entre dans l’articulation avec une aiguille de taille adaptée à sa profondeur (petite pour un doigt, aiguille à intramusculaire pour un genou par exemple). Les précautions d’asepsie sont très importantes, pour ne pas infecter l’articulation.

Les effets secondaires :

  • Avec certains corticoïdes à effet prolongé, la peau peut s’amincir changer de couleur et s’atrophier au point d’injection. Le médecin choisit ses produits selon l’endroit à infiltrer.
  • Le plus gros risque, pour les articulations, est l’arthrite infectieuse. Malgré les précautions, un microbe peut être entré dans l’articulation au cours de la ponction. Le médecin prévient le patient de toute réaction inflammatoire (rougeur, chaleur, douleur) ou de fièvre qui pourrait survenir après 2-3 jours.
  • Pour les tendons : si l’injection de corticoïde s’est faite dans la masse du tendon, il risque d’être fragilisé et de se rompre plus facilement. C’est pourquoi on n’infiltre que dans les gaines, sur les insertions ou dans des nodules fibreux bien individualisés.


Vos témoignages

Ameliee72
Infiltration suite chondromalacie patellaire avec épanchement et inflammation
20/04/2012 14:50:10


Bonjours, j'ai 25 ans et j'ai eu mercredi une infiltration d'Altim au genou gauche pour chondromalacie patellaire avec épanchement et inflammation pas de lésion méniscal mais cartilage très fissurés....

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koko
Infilration à l'épaule et sommeil
13/04/2012 09:57:11


Bonjour, hier j'ai eu une infiltration à l'épaule ayant une tendinite avec calcification. Ma question est : l'infiltration joue-t-elle sur le sommeil car je n'ai pas dormi de la nuit ? Merci de vos...


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