C’est une chirurgie pratiquée par des chirurgiens orthopédiques dont l’objectif est la réparation des muscles à la suite de maladies ou d’accidents.

Elle utilise différentes techniques.

À lire auparavant

Les traumatismes récents :

  • Les déchirures musculaires récentes vont rarement au chirurgien : la fibre musculaire se suture mal.
  • Parfois, celui-ci se borne à nettoyer les fibres abîmées et de vider les hématomes. En cas de sutures avec tension excessive, risquant de claquer par la suite, il se contentera souvent de tapisser les moignons du muscle sur les cloisons.
  • Ce n’est pas très grave de ne pas rétablir le muscle comme à l’origine car d’autres muscles de la région prendront le relais pour faire le même travail. Le principal est d’éviter les cicatrices douloureuses lors de la contraction musculaire.
  • Les endroits où il va pouvoir faire réellement une suture sont à la jonction muscle-tendon ou tendon-os de certains muscles. Si c’est impossible, il se contentera de bien séparer les deux extrémités de la déchirure et d’enlever la partie inutile du muscle, de façon à ce qu’il n’y ait pas de cicatrice fibreuse qui serait étirée et douloureuse à la contraction (car sa commande nerveuse reste présente). Le préjudice sera seulement esthétique, avec une petite asymétrie, mais en tout cas pas fonctionnelle, toujours grâce aux suppléances des muscles les uns par rapport aux autres.

Les séquelles des traumatismes :

  • Ce sont justement ces cicatrices douloureuses : nodules fibreux qui perturbent le fonctionnement du muscle malgré les soins locaux, et surtout les hématomes transformés en kystes qui vont se déchirer de façon chronique).
  • Il faut alors les retirer, et faire une suture musculaire propre, sans saignement et sans tension.

Les maladies des muscles :

  • Les tumeurs : c’est la nature de la tumeur qui conditionne le traitement.
  • Lorsqu’elles sont bénignes, le chirurgien enlève la lésion de manière limitée et referme la poche en tapissant bien. Lorsqu’elles sont malignes, il faut retirer plus largement le muscle, jusqu’en zone saine, parfois en totalité.
  • Les myosites : s’il y a un abcès, il doit être vidé. Si c’est une myosite évoluant vers une ossification, il faut patienter 1 à 2 ans, jusqu’à ce que le processus d’ossification soit totalement éteint.


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