MENU / RECHERCHE
docteurclic se construit chaque jour avec vous. Rejoignez nous sur
Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON, cliquez pour vérifiez
VOUS RECHERCHEZ
MON DOSSIER SANTÉ
Publicité
Accueil > santé de la femme > interruption de grossesse > interruption volontaire de grossesse médicamenteuse

Interruption volontaire de grossesse médicamenteuse

À LIRE DANS CET ARTICLE

En quoi consiste t'elle?

  • L'interruption volontaire de grossesse au lieu de se faire par aspiration ou curetage se fait seulement par la prise de médicaments.
  • Elle utilise une molécule anti progestérone, le RU 486 ou mifépristone , commercialisée sous le nom de Mifégyne®.
  • Elle ne peut être effectuée qu'à un stade précoce de la grossesse, pas après 5 semaines, soit 7 semaines après le premier jour des dernières règles.
  • Cette méthode d'IVG ne se faisait qu'en milieu hospitalier mais depuis juillet 2004, elle peut être prescrite en ville par les gynécologues et par certains généralistes.Elle est effectuée sous la surveillance d'un gynécologue ou d'un médecin généraliste en relation étroite avec un établissement de santé.
  • ivg.gouv.fr affiche la liste nationale des centres qui effectuent les IVG.

Mode d'action des médicaments

La Mifépristone

  • La Mifégyne® est une molècule anti progestérone qui se fixe sur ses récepteurs de l'utérus et il a besoin de progestérone pour que l'œuf fécondé puisse s'implanter.
  • Cet effet "antiprogestérone" du RU486 va décoller l'oeuf, faire diminuer la sécrétion de l'hormone béta-HCG, provoquer des contractions utérines qui vont éliminer l'œuf implanté, et dilater et ouvrir le col de l'utérus. Résultat, l'œuf est est expulsé.
  • Son taux de succès est de 99,7%.

Le Misoprostol

  • Il déclenche les contractions et provoque l'expulsion de l'oeuf.

Le déroulement des consultations

    La première consultation: diagnostic de grossesse, information et délai de réflexion

    • C'est celle lors de laquelle vous faites votre demande, et où le médecin vous explique les possibilités.
    • Il effectue un examen gynécologique qui est complété par le dosage sanguin des HCG et le calcul de la durée de l'aménorrhée. Cela permet de savoir si la méthode médicamenteuse est possible.
    • Une échographie est faite systématiquement pour dater la grossesse et éliminer la possibilité d'une grossesse extra-utérine.
    • Les rendez-vous sont pris pour l'entretien social obligatoire, où la personne est informée des alternatives et des aides si elle change d'avis, et pour la première consultation de l'IVG en elle-même.

    La deuxième consultation: la prise des premiers comprimés

    • Cette consultation a lieu après un délai de réflexion de 8 jours.
    • Vous prenez devant le médecin les 3 comprimés de Mifégyne.
    • Dans la majorité des cas, vous ne ressentez rien de particulier dans les heures qui suivent.
    • Si vous vomissez dans les 2 heures qui suivent la prise, il faut reprendre les comprimés.
    • Vous pouvez cependant ressentir des contractions dans le ventre et avoir des saignements comparables au règles, parfois même avec des caillots.
    • L'œuf n'est évacué à ce stade que dans 3% des cas. Les saignements ne sont pas la preuve que l'œuf est expulsé. Il faut donc toujours vous rendre à la troisième consultation.

    La troisième consultation, 36 à 48 heures plus tard

    • C'est la prise du misoprostol (Mifégyne), l'analogue des prostaglandines qui favorise l'expulsion de l'œuf. Entre-temps, il a pu y avoir déjà des saignements modérés.
    • La personne reste sous surveillance, au repos dans un fauteuil, pendant 4 heures. Elle reçoit des calmants en cas de douleur.
    • L'expulsion peut survenir pendant cette attente, mais même dans le cas contraire, la personne rentre chez elle après ces 4 heures.
    • S'il n'y a pas encore eu d'expulsion dans les 3 premières heures, on donne de plus en plus souvent une deuxième dose de prostaglandines pour augmenter l'efficacité et la rapidité d'action. Cela permet à trois quart des patientes d'expulser l'œuf avant la sortie du centre.
    • L'expulsion peut avoir lieu plus tard à domicile.
    • Après l'expulsion et en cas de rhésus négatif, la personne reçoit une injection d'immunoglobulines anti-D, pour éviter une immunisation contre le rhésus positif qui risquerait de provoquer une incompatibilité foeto-maternelle lors d'une grossesse ultérieure.
    • Une échographie de contrôle est prescrite pour s'assurer de l'évacuation de l'œuf. Elle est faite 10 jours après.

    Le dernier contrôle

    • Il se fait 10 à 15 jours après.
    • S'il a réussi, la personne repart après un examen gynécologique qui vérifie l'absence de complications, et une ordonnance de contraceptif.
    • En cas d'échec, avec une grossesse qui évolue encore, on pratique ensuite une aspiration. Le nombre d'échecs est fortement diminué depuis qu'on utilise une double dose de misoprostol.
    • Si la grossesse est arrêtée mais non expulsée, on a le choix entre l'aspiration et le simple contrôle échographique après les règles suivantes, qui vont éliminer la muqueuse. L'échographie vérifie que l'utérus est maintenant vide.

page : 123

publicité


Termes associés : mifépristone - interruption volontaire de grossesse - avortement médicamenteux - antiprogestérone - pilule abortive - pilule pour avorter - avortement - délai - mifégyne -
L'information ci-dessus apporte les éléments essentiels sur ce sujet. Elle n'a pas vocation à être exhaustive et tout comme les conseils, elle ne peut se subsister à une consultation ou un diagnostic médical.

Publicité
Publicité


TÉMOIGNEZ
TÉMOIGNAGES SUR CE THÈME (2)

  • Parler de mon IVG
    Par Meldu96
    Le 16/09/2016 10:07:45
    Réponse(s) : 0
    Bonjour à tous, je vous conseille le site suivant : "Parler de mon IVG" : http://bit.ly/2clMsPv C'est un site de témoignage vidéo de femmes qui sont passées par l'avortement. Il permet de...
    Chiffres 2011 de l'IVG
    Par Docteur Caroline Chaine
    Le 25/01/2015 18:07:47
    Réponse(s) : 0
    A l'occasion d'un programme national pour améliorer l’accès à l'IVG proposé par la Ministre de la Santé, certains chiffres portant sur l'année 2011 ont été publiés. Le nombre d'IVG reste stable en...

Article créé, modifié ou vérifié par
Gynécologue
Dernière mise à jour, le 17/01/2015


À LIRE AUSSI


|


Publicité
publicité
Vous souhaitez rejoindre nos partenaires, alors n'hésitez plus contactez-nous
VOIR NOS PARTENAIRES
DOCTEUR CLIC est un service
CONDITIONS GÉNÉRALES DES SERVICES, D'UTILISATION ET DE VENTE DES APPLICATIONS ET SERVICES DE SANTÉ ASSISTANCE (CGSUV)
INFORMATIONS LÉGALES | CONTACT@SANTEASSISTANCE.COM | 167 AVENUE DE WAGRAM, 75017 PARIS | COPYRIGHT SANTÉ ASSISTANCE 2018