| L'information ci-dessous apporte les éléments essentiels sur ce sujet. Elle n'a pas vocation à être exhaustive et tout comme les conseils, elle ne peut se subsister à une consultation ou un diagnostic médical. |
Traitement du cancer de la prostate |
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Définition
- Les traitements du cancer de la prostate sont essentiellement la chirurgie, la radiothérapie, l'hormonothérapie, des techniques nouvelles (ultrasons, cryochirurgie) et ... l'abstention thérapeutique dans certains cas.
Les techniquesOn dispose de diverses techniques :
- La chirurgie, consistant à retirer la totalité de la prostate, ce qu'on appelle la prostatectomie radicale. Cette intervention (ablation totale de la prostate) est réservée au sujet avant 70 ans. Celle-ci se fait en faisant une incision au dessus du pubis.
- D'autres techniques chirurgicales plus récentes utilisant la coelioscopie sont d'une moins grande utilisation et encore en évaluation.
- La radiothérapie . Celle-ci revêt plusieurs formes : radiothérapie externe conventionnelle, radiothérapie conformationnelle où le champ d'irradiation est plus limité, et la curiethérapie qu'on appelle aussi radiothérapie interstitielle. La radiothérapie externe de la prostate donne de bons résultats mais n'assure pas une suppression totale des cellules cancéreuses.
- On peut également détruire la tumeur grâce à diverses techniques récentes comme la cryochirurgie ou les ultrasons focalisés pour lesquelles on manque encore de recul.
- L'hormonothérapie est réservée à certains types de cancers. Elle est surtout utilisée dans le cas d'une intervention impossible (mauvais état général, métastases). Elle consiste au recours aux hormones hypophysaires LH et FSH qui bloquent la sécrétion d'hormone mâles dont le cancer est très friand).
- La curiethérapie était peu utilisée en raison de ses effets indésirables (brûlures) pour des résultats inférieurs à ceux de la radiothérapie. A présent il semble que les résultats soit bien meilleurs (80% de rémission). Elle consiste à déposer dans la prostate 70 petits grains d'iode 125 (iode radioactive) grâce à des aiguilles. Cela se fait sous anesthésie générale ou anesthésie locale . Les effets secondaires sont réduits et la sexualité conservée.
- La chimiothérapie n'est pratiquement pas utilisée en raison de sa très faible efficacité.
- On peut enfin envisager dans certains cas une simple surveillance.
Dans le détailLa prostatectomie radicale
- C'est une méthode chirurgicale qui va retirer sous anesthésie générale la totalité de la prostate. Mais au cours de cette intervention, sont retirées également de petites structures avoisinantes : les vésicules séminales et les canaux déférents qui véhiculent le sperme depuis les testicules . La conséquence est une impossibilité future d'avoir des enfants. Par ailleurs certains nerfs commandant l'érection sont souvent atteints lors de l'intervention, ce qui entraîne un risque d'impuissance (41 à 80 % des personnes). Il faut également retirer parfois les ganglions avoisinants, et une partie du col de la vessie (là où se trouve le sphincter de la vessie).
- La conséquence est alors une incontinence urinaire qui touche de 7 à 25 % des personnes. Toutefois, il faut savoir que ces fonctions peuvent sinon revenir à la normale, du moins redevenir très acceptables 2 ans après l'intervention. Cette technique est surtout proposée aux sujets jeunes.
La radiothérapie externe
- Elle consiste à soumettre la prostate à des radiations ionisantes . Toutes les cellules cancéreuses sont atteintes, mais également les cellules saines. Toutefois, celles-ci ayant une meilleure capacité de récupération, la tumeur disparaît au profit des cellules normales. Cette technique se fait sans anesthésie car elle n'est pas douloureuse. Il faut plusieurs séances réparties sur quelques semaines.
- Un tatouage est effectué préalablement sur le ventre pour concentrer au mieux l'irradiation sur une zone précise repérée à l'avance.
Les séances durent 20 à 30 minutes, elles s'étalent sur plusieurs semaines.
- Certaines complications peuvent survenir, de nature inflammatoire généralement sur le rectum et les intestins. Un certain degré d'impuissance et d'incontinence urinaire peut exister. La radiothérapie externe est surtout proposée aux personnes âgées ou qui présentent des problèmes de santé.
L'hormonothérapie
- Le cancer de la prostate est dépendant d'une hormone, la testostérone. On va donc administrer un traitement qui va s'oppose à cette hormone. Plusieurs médicaments peuvent être utilisés : les agonistes ou les antagonistes de la LH-RH, administrés en injection, les anti-androgènes pris en comprimés.
- Ce traitement permet de contrôler le cancer, et cela durant plusieurs années.
Il entraîne de la fatigue et des bouffées de chaleur. Il peut ralentir la croissance de la barbe et donner une voix plus aigue. La libido peut être atténuée.
- Si le cancer résiste, on peut être amené à pratiquer une chimiothérapie
- Ce type de traitement est adapté au cancer métastasé.
- Les douleurs des métastases osseuses sont atténuées par la radiothérapie, la morphine, ou les biphosphonates.
Les autres techniques
Elles ont pour but de diminuer les effets indésirables (impuissance et incontinence) tout en ayant la même efficacité au plan de la guérison du cancer.
- La curiethérapie appelée aussi brachythérapie. Le principe est de placer sous anesthésie des petites quantités de substances radioactives qui vont peu à peu détruire la tumeur.
- La voie d'abord chirurgicale au niveau du pubis peut être remplacée par une ablation sous coelioscopie . Cette technique encore récente manque de recul.
- La cryothérapie et le traitement par ultrasons focalisés restent du domaine de l'expérimentation.
Toutes ces techniques ont l'avantage d'être moins invasives mais actuellement, on ne dispose pas de suffisamment de recul en termes d'efficacité et d'effets secondaires. De plus amples études seront nécessaires avant que l'une de ces techniques puisse être officiellement recommandée. Les indicationsTout dépend du stade de cancer et de la capacité que les cellules cancéreuses ont de se développer rapidement. L'agressivité du cancer est mesurée par un indice appelé "score de Gleason". Si le score évalué sur la biopsie est supérieur à 7, la tumeur est considérée comme agressive.
- Si la tumeur reste très localisée (stade T0 et T1), on propose généralement la prostatectomie ou la radiothérapie externe.
- Si le cancer est avancé (diagnostic tardif ou tumeur agressive) on propose plutôt l'hormonothérapie couplée ou non à la radiothérapie externe .
- Si le cancer a entraîné des métastases , on recourt à un traitement hormonal couplé à une chimiothérapie .
Evaluation des traitements (HAS en 2002)
- Seule la prostatectomie et la radiothérapie par voie externe ont prouvé une réelle efficacité. L'une et l'autre présentent la même efficacité.
- La décision doit être prise conjointement par la personne et l'urologue, afin de mesurer les risques et les inconvénients de l'une et l'autre méthode.
Les effets secondaires
Ces effets sont essentiellement l'impuissance, l'incontinence urinaire, et les inflammations gastro-intestinales. Les statistiques qui les concernent sont données avec un écart assez important. | | >>> Lire la suite du sujet - Traitement du cancer de la prostate |
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Nos médecins ont répondu à des questions sur le thème Traitement du cancer de la prostate | | Traitement du cancer de la prostate | | Mon père, 80 ans, cancer prostate 1 seul lobe il y a 4 mois avec PSA à 7, gleason 8.
Placé sous Decapeptyl retard tous les 3 mois.
PSA 0,26 à 3 mois et 0,19 à 4 mois.
La réponse vous... |
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Témoignages
fiabilité test elfapar messi le 24/05/2012 17:42:12Bonjour,
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