Comme l’œdème pulmonaire, cette redoutable complication du MAM survient généralement dans la première partie du séjour, pendant les phases d’acclimatation.
Les personnes ayant déjà été atteintes d’un œdème aigu du poumon d’altitude ou d’un œdème cérébral d’altitude sont plus à même d’en faire un autre.
Les personnes qui ne respectent pas les paliers d’acclimatation sont les premiers sur la liste. Attention, comme l’œdème pulmonaire, c’est la nuit que le mal survient et à l’aube qu’il tue.
On ne répétera donc jamais assez qu’il ne faut pas dormir seul à partir de 4 000 mètres.
Attention, l’œdème cérébral peut être associé à un œdème pulmonaire ; les troubles du comportement qui accompagnent l’œdème pulmonaire peuvent être trompeurs.
Comme l’œdème pulmonaire, l’œdème cérébral est un mal aigu des montagnes mal soigné :
- Là encore, les maux de tête ne cèdent pas malgré les fortes doses d’aspirine ou de paracétamol.
- La fatigue est à son comble et, ce qui doit vous inquiéter, ce sont les troubles de l’équilibre (ataxie) et les troubles du comportement : le sujet n’est plus cohérent, il délire, souffre d’hallucinations, devient agressif ou beaucoup trop somnolent.
- L’œdème cérébral, un peu moins fréquent que l’œdème pulmonaire, est souvent plus difficile à soigner car le malade n’est pas toujours coopérant.
- L’OCHA est plus sournois que l’OPHA car il survient parfois sans prodromes évidents.
Sans soin, le malade sombre le coma. L’urgence est alors extrême et le cas mortel.
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On meurt ou on guérit sans séquelle d’un œdème cérébral de haute altitude.
Le cerveau souffre à la fois du manque d’oxygène et d'une augmentation de pression dans la boîte crânienne qui comprime le cerveau.
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L’œdème cérébral de haute altitude (OCHA) se traite en associant :
- Redescente (réelle) ou artificielle (oxygène ou caisson de recompression)
- Médicaments (bétaméthasone (CELESTENE))
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Conduite à tenir devant un OCHA