C'est d'abord un état physique. Chez le garçon, il se manifeste par l'érection . Chez la fille, par une augmentation de la lubrification vaginale : la femme mouille, les pointes de ses seins se durcissent, son clitoris subit une mini érection.

Ensuite c'est un état psychique : l'esprit vagabonde autour de fantasmes et se libère de tabous. Ces fantasmes sont éventuellement communiqués au partenaire par un langage érotique, par des demandes de pratiques sexuelles particulières.

Comment ça se passe ?

  • L'excitation débute dans les fantasmes. On fantasme sur l'acte sexuel que l'on va faire, sur des situations érotiques, sur des pratiques particulières lors de l'acte ou encore sur un partenaire particulier.
  • Elle se poursuit lors de la prise de contact avec le partenaire : stimulation visuelle (seins, cuisses, jambes) ou suggérées par l'habillement (jupes ou corsages suggestifs, lingerie sexy).
  • Puis viennent les préludes amoureux (baisers, caresses, déshabillage) qui augmentent l'excitation. La pénétration accroît alors cette excitation entretenue par les mouvements du coït. L'homme est en érection et la femme a son vagin lubrifié par ses sécrétions.
  • L'imaginaire vient renforcer cette excitation : les fantasmes deviennent plus précis et les deux partenaires se les communiquent parfois, ce qui les rend encore plus excitables. Tout cela jusqu'au paroxysme qui aboutit à l’orgasme..

C'est le schéma très simplifié du déroulement de la phase d'excitation.

Les ingrédients de l'excitation

  • Laisser son esprit libre de toute entrave et accessible aux fantasmes.
  • Les lingeries érotiques.
  • La suggestion : un déshabillage érotique est un puissant stimulant sexuel.
  • Les aphrodisiaques (sujet à caution).
  • Parler pendant l'amour : cela peut stimuler, mais chez certains, cela peut au contraire inhiber.
  • C'est selon les couples.
  • Ne pas laisser son esprit se distraire par des pensées parasites (travail, soucis).

Les films

  • À l’adolescence, les films érotiques / pornographiques constituent un fantasme , qui pour de nombreux ados peut devenir une réalité en raison de la facilité qu’il y a à se procurer ce genre de films. Les ados doivent-ils voir ce genre de films ? Le risque consiste à ce qu’ils croient que l’amour est réduit à cela et uniquement à cela. Il est aussi à  brûler des cartouches . Il suffit de se rappeler nos premiers émois d’enfants, dont la cause (le haut d’une cuisse aperçue un instant, la vision d’une nudité passagère...) serait bien insuffisante pour nous émouvoir. Le désir s’émousse avec le temps parce qu’on acquiert de l’expérience et donc on n’est moins surpris moins émerveillé. Il en faut  toujours plus . C’est dans ce sens qu’il y a un risque à voir ces films quand on est ado.
  • L’avantage, c’est que cela permet à l’adolescent qui s’inquiète, de savoir  comment on fait en vrai . Lorsqu’il passera à l’acte, il aura déjà une expérience  théorique .
  • C’est donc à chaque parent qu’il revient de juger ce qui lui paraît acceptable, ce qu’il tolère et interdit.


Temoignez sur le sujet Excitation chez l'adolescent
Pseudo
Titre du témoignage
Email (facultatif)
Cet Email n’est en aucun cas publié ou divulgué. Il sert uniquement à vous alerter si des témoignages sur cet article ou des sujets connexes sont publiés.
Accepter les conditions générales