Définition
Mal dormir, peu dormir ou pas assez, pas dormir du tout, impression de ne pas avoir dormi, tout cela s’apparente à un seul et même problème : l’insomnie au sens large.
Points particuliers
Le sommeil est une succession de cycles
Ces cycles sont composés de 2 types de sommeil : le sommeil lent et le sommeil paradoxal.
- Le sommeil lent : tout semble calme, la personne respire lentement, son visage est détendu, ses yeux sont fermés et elle regarde vers le haut. Elle passe alors par 3 stades : d'abord une phase un peu floue au cours de laquelle un rien suffit à la réveiller. Ensuite une phase un peu plus profonde où des images lui parviennent et au cours duquel elle risque encore de se réveiller. Enfin une phase très profonde : elle dort à poings fermés ses muscles tendus.
- Le sommeil paradoxal : il porte ce nom parce que bien qu’elle dorme, tout donne l’impression d’une intense activité : ses yeux bougent sous les paupières, son visage est parcouru d’expressions qui correspondent au rêve qu’elle est en train de vivre, sa respiration est rapide.
Sommeil lent et paradoxal se succèdent au cours de la nuit. Une phase de sommeil lent suivie d’une phase de sommeil paradoxal constitue un cycle de sommeil. La nuit est constituée de l’enchaînement de plusieurs cycles de sommeil, soit 6 à 8 cycles chez l’adulte. Entre chaque cycle, il se produit une très brève phase de réveil dont on ne garde aucun souvenir. Si rien ne vient perturber le sommeil à cet instant, le dormeur repart pour un nouveau cycle.
Au fur et à mesure de la nuit, la quantité de sommeil profond va diminuer au profit de la quantité de sommeil paradoxal.
Calculer ses cycles de sommeil.
C’est un moyen de mieux dormir. Cela demande une petite discipline, mais c’est très utile pour mieux se connaître et organiser son sommeil.
D'abord choisir une période calme, non perturbée psychologiquement et en l'absence de toute prise d'excitants.
Première étape : la phase d’observation.
Vous allez noter précisément les moments au cours de la journée où votre attention se relâche : bâillements, paupières lourdes, baisse d’attention, envie de s’étirer, etc. Ces phases de décrochage correspondent à un cycle de sommeil : c’est le moment le plus favorable pour débuter une sieste. Faites cela sur plusieurs jours.
Deuxième étape : la phase de calcul.
Calculez le temps qui sépare les différents horaires que vous avez noté. Vous devriez trouver une périodicité comprise entre 1h30 et 2h10. Cette période très précise et constante d’un cycle à l’autre, correspond à votre cycle de sommeil.
Troisième étape : confirmation du calcul.
Couchez-vous à l’heure habituelle et endormez-vous naturellement. Demandez à une personne de noter précisément l’heure à laquelle visiblement vous plongez dans le sommeil. Dès que vous êtes réveillé, notez l'heure exacte de votre réveil. Normalement, la différence entre les deux horaires correspond à un nombre entier de cycles.
Quatrième étape : Vérification.
Même opération, mais la personne auprès de vous, va programmer l’heure du réveil pour un nombre entier de cycles : par exemple 5 cycles. Si votre cycle est de 1h30, le réveil devra sonner 7h 30 après l’heure de votre endormissement. Lors de votre réveil, voyez si vous êtes fatigué ou non. Si vous l'êtes, c'est qu'il faut affiner votre calcul. Si vous vous réveillez en forme, c'est que le calcul est bon.