Ils sont très fréquents et se traduisent par :
- une diminution de la durée du sommeil profond qui peut aller jusqu’à l’insomnie.
- une augmentation des phases de sommeil paradoxal où prédominent rêves et agitations.
- une augmentation du nombre de réveils nocturnes.
Ils résultent d’un mécanisme de défense de l’organisme assez classique ; par autorégulation, l’organisme limite les phases de sommeil favorables aux apnées respiratoires favorisant l’hypoxie et les complications qui peuvent en être la conséquence (œdème pulmonaire ou cérébral d’altitude)
Gérer ce problème en expédition n’est pas chose facile puisqu’il faut à la fois pouvoir dormir suffisamment afin de récupérer de la fatigue, sans, par ailleurs, favoriser les apnées du sommeil.
C’est la raison pour laquelle on a longtemps déconseillé l’utilisation de somnifères et de médicaments susceptibles de déprimer la ventilation en altitude.
Toutefois, il a été démontré récemment que certains d’entre eux ne déprimaient pas les centres respiratoires et pouvaient être utilisés sans crainte, au moins jusqu’à des altitudes voisines de 5 000 mètres. Il s’agit du zolpidem (STILNOX), du loprazolam (HAVLANE), du zolpiclone (IMOVANE)
Par ailleurs, certaines communications scientifiques ont montré que l’acétazolamide (DIAMOX) pouvait diminuer le risque d’apnée et d’hypoventilation nocturne. Malheureusement, l’acétazolamide étant diurétique, il augmente le nombre de réveils pour vidange physiologique, ce qui participe à l’inconfort des nuits en d’altitude.
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L’insomnie s'améliore avec l'acclimatation.
N'utiliser que des somnifères ne déprimant pas la respiration (zolpiclone, zolpiderm, loprazolam)
Éviter la codéine.
Essayez l'acétazolamide.
Les ronfleurs sont sujets aux apnées du sommeil.
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