C'est une tumeur du placenta. Elle est très rare (1 grossesse sur 2500) et le plus souvent bénigne. Elle survient au cours d' une grossesse molaire .

Description

  • Le mole hydatiforme est une maladie du trophoblaste (très exactement des villosités choriales).
  • Le trophoblaste au tout début de la grossesse correspond à la couche externe de l'oeuf implanté dans la muqueuse de l'utérus. Par la suite, il est à l'origine de la membrane extérieure (le chorion). Puis finalement de tout le placenta.
  • Les villosités choriales correspondent en fait aux points d'attache du placenta avec l'utérus.
  • Elles sont très riches en vaisseaux qui permettent au sang de faire la navette entre l'utérus et le placenta (autrement dit entre la mère et l'enfant).

Les signes

  • La grossesse avec mole hydatiforme encore appelée grossesse molaire, est décelée au départ comme une grossesse normale avec test positif.
  • Des nausées et vomissements importants.
  • Des saignements (métrorragies) qui peuvent débuter dés le début de la grossesse.
  • Le dosage de l'hormone gonado-chorionique se révèle tres élevé pour l'age de la grossesse.

Les différentes maladies trophoblastiques

    • Les grossesse molaires présentent au début les mêmes symptômes, en particulier une augmentation anormale des BHCG, mais elles regroupent 4 types de maladies très différentes que l'on appelle maladies trophoblastiques, anciennement mole hydatiforme.
    • La môle partielle est retrouvée dans 10 à 20% des avortements et est responsable d'un arrêt du développement embryonnaire. Elle ne nécessite pas de surveillance particulière sauf dans les cas rare où le placenta présente une hyperplasie qui nécessite la même surveillance que la môle complète.
    • La môle complète ou hydatiforme présente une anomalie chromosomique, d'origine paternelle dans 80% des cas. Sa fréquence est inférieure à 1/1000 en Europe et on ne retrouve pas d'embryon dans la cavité utérine. Aprés évacuation, elle nécessite un suivi rigoureux au moins 6 mois après la normalisation des BHCG car le risque est leur évolution vers la môle invasive. Le diagnostic de môle invasive se fait sur l'existence d'une sécrétion anormale de BHCG et sur la présence de villosités dans l'utérus ou en dehors de lui (vagin, poumon, cerveau , foie). Le traitement repose sur une chimiothérapie et parfois une hysterectomie.
    • Le carcinome trophoblastique gestationnel n'est probablement pas la suite d'une môle complète et son diagnostic est histologique. Avec un traitement par chimiothérapie les résultats sont très bons, une survie à 5 ans de 100%.
    • Le carcinome trophoblastique sur le site d'implantation (qui ne concerne qu'une partie du placenta) nécessite un traitement chirurgical car il est résistant à la chimiothérapie.

      Au cabinet

      Le médecin vous fera faire deux examens qui lui permettront de faire le diagnostic :

      • Un dosage de l'hormone gonado-chorionique qui sera beaucoup trop élevé pour l'age de la grossesse.
      • L'échographie montre l'absence d'embryon dans l'utérus et à la place des images en grappe de raisin souvent associées à des kystes ovariens.

      Le traitement

      • Il dépend du type de maladie trophoblastique que l'examen histologique retrouve.

      Les suites

      • On surveille le taux de gonadotrophine chorionique pour s'assurer de l'absence de toute récidive.
      • Quand au choriocarcinome, la guérison est toujours de mise car très sensible à la chimiothérapie.
      • Ce type de grossesse (grossesse dite molaire) n'empêche pas la survenue normale de grossesses à venir.

      Comprendre

      Le placenta


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