Définition

Bref arrêt respiratoire survenant chez le petit enfant.

  • Spectaculaire, mais sans aucun danger.
  • Survient parfois à l’occasion d’un choc affectif (contrariété, peur, colère) ou d’un traumatisme.
  • Et dans 5% des cas, chez l’enfant entre 5 et 15 mois.

Ce qui se passe :

  • Le spasme du sanglot est du à une stimulation excessive du nerf vagal (le nerf responsable du malaise du même nom, bien connu chez l’adulte) qui contrôle l’activité spasmodique des viscères.
  • Les symptômes sont toujours spectaculaires. Il est vrai que sur le plan physiologique, il s’agit d’un forme de syncope. Rassurez vous, celle-ci n’a jamais de conséquences vitales.
  • La première fois, c’est extrêmement impressionnant, ce qui fait que bien souvent, l’épisode se termine par l’appel d’un service d’urgence.

Les signes en urgence

Ce sont des signes très éprouvants pour les parents :

  • Un enfant devenant subitement pâle, ne respirant plus pendant quelques secondes. Épisode suivi par des pleurs qui signent l’arrêt du spasme.
  • Un enfant qui, au contraire, se met à pleurer violemment pendant quelques secondes avec une respiration qui se bloque en fin d’expiration. Durant cet épisode lui aussi très court, l’enfant devient tout bleu, puis reprend une couleur normale.

Lorsque le médecin arrive, tout est déjà rentré dans l’ordre, l’enfant joue comme si de rien n’était. Cela suffit en général au médecin pour faire immédiatement le diagnostic : contrariété ou colère, puis crise de pleurs, puis spasme du sanglot. Il ne fera rien de spécial et vous rassurera sur les points suivants :

  • Possibilité de récidives pendant quelques mois, mais sans que cela entraîne de problème ou de séquelles.
  • Et surtout la conviction qu’il vous faut avoir, de ne jamais vous affoler sur un épisode de ce type s’il se passe en votre présence. En effet, ce spasme n’a ni gravité, ni conséquence.

Le traitement :

  • Aucun.

Les fois suivantes

Car il y aura sans doute des fois suivantes : il suffit d’une contrariété ou d’une dispute ou encore d’une frustration ou d’une colère pour que l’enfant se mette aussitôt à pleurer et que cela provoque le spasme. Le spasme du sanglot survient toujours à la suite d’une contrariété ou d’un choc psychologique, chez des enfants émotifs ou anxieux. Il y a quelque chose de théâtral dans cette manifestation qui est le moyen pour l’enfant de bien signifier sa colère à l’entourage.

Bien souvent, d’ailleurs, les parents redoutant cet épisode traumatisant, ont tendance à  céder  à l’enfant qui mesure aussitôt le pouvoir qu’il possède.

C’est pour cela qu’il est très important, de façon à ne pas tomber dans une spirale, de ne pas manifester votre inquiétude, voire de feindre l’ignorer. C’est difficile, mais lorsqu’on sait que l’enfant ne risque rien, cela facilite cette nécessaire, mais douloureuse attitude.

Les suites :

  • Les récidives peuvent survenir.
  • Prévenu (après vous être assuré qu’il n’y ait pas un problème de fausse route ), vous apprendrez facilement à adopter une attitude tranquille qui contribuera au rapide retour au calme de votre enfant après une courte période de pleurs.
  • Le médecin vous affranchira dès le premier épisode sur la possibilité - en cas de récidives fréquentes d’une brève perte de connaissance. Si cela venait à se produire, il prescrirait un médicament dérivé de l’atropine dans le but de ramener le spasme à sa juste mesure.
  • En cas de récidives trop fréquentes, le médecin peut être amené à vous suggérer la consultation pour votre enfant d’un psychologue.


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