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Petits troubles du comportement de l'enfant

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Petits troubles du comportement de l'enfant
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Grands lignes des acquisitions

Point de départ

À certains moments de leur vie, les enfants se mettent à avoir des attitudes bizarres, que les parents ont du mal à comprendre et à interpréter. Est-il normal qu'un enfant soit systématiquement agressif ou en état de perpétuelle agitation ? Est-il normal qu'il pleure souvent ? Que les pigeons le terrorisent ? Qu'il se ronge les ongles ou se tripote les cheveux à longueur de journée ?

Vous avez dit bizarre ?

  • Un comportement (a)normal est fonction de bien des paramètres : l'âge de l'enfant, le stade de son développement psychologique, les normes de son entourage et, surtout, le changement observé par rapport à ses habitudes antérieures.
  • C'est la valeur et l'importance qu'accordent les parents à cette attitude bizarre , qui lui donnent un sens. S'ils ne la relèvent pas, du coup, elle ne sera pas ressentie comme une étrangeté par l'enfant, alors qu'elle l'est peut-être. Inversement, s'ils la considèrent comme pathologique, l'enfant pourrait se vivre malade , parfois à tort.
  • Entre la banalisation ou la dramatisation, comment réagir ? Avant tout, en restant vigilant. Ignorer un problème, même à son début, n'est vraiment pas une solution à terme, même si cela évite parfois de se remettre en question. La simple écoute et mise en perspective de l'étrangeté dans l'histoire de l'enfant, suffit souvent à tout faire entrer dans l'ordre. En cas de persistance du comportement, mieux vaudra l'emmener consulter un psychologue.

Cris et pleurs

  • Avant de savoir employer ses premiers mots, le nourrisson a pour seul vocabulaire ses cris. Dès les premiers mois, il en a déjà tout un répertoire. Les cris de faim, vigoureux et puissants comme si sa vie en dépendait. Les gazouillis de satisfaction affichant que le chérubin, propre et repu, est content. Les grognements agités (accompagnés de mouvements de la tête de droite à gauche) signifiant qu'il a sommeil. Les pleurs de gêne d'être sale ou d'avoir trop chaud. Les cris de douleur (coliques, rots pénibles, hoquet et plus tardivement otite nocturne, douleur dentaire). Les cris d'appel ou petits gémissements prolongés sans pleurs, qui tout simplement veulent dire : prends moi dans tes bras . Les cris de protestation ( je ne veux plus de ce biberon , qu'on ne me dérange plus ), enfin les cris de colère accompagnés de sanglots profonds, vers le huitième mois, qui peuvent durer jusqu'à trois ou quatre ans.
  • Une étude sur des nourrissons âgés de six semaines a montré que ceux-ci pleurent en moyenne deux heures et quarante cinq minutes par jour, donc parfois un peu moins ou un peu plus, sans qu'il ne faille pour autant s'alarmer. À cet âge, l'enfant affirme déjà certains traits de caractère : il est paisible ou au contraire exigeant, revendicatif, coléreux, extraverti, cabotin. Il a été observé que ses cris vont crescendo de la naissance à trois mois, puis diminuent ensuite en fréquence pour reprendre de plus belle, vers l'âge de dix-huit mois à trois ans, la fameuse période d'opposition et d'affirmation de sa personnalité.
  • Une autre étude, toute aussi intéressante, réalisée en milieu hospitalier, a révélé que pleurer n'était pas obligatoirement signe de douleur mais parfois exactement du contraire : des observations montrent qu'un bébé vraiment malade ne crie pas. À un tout autre niveau, on se méfierait d' un enfant trop sage. Ce n'est que lorsque le bébé va mieux, qu'il rétablit le lien grâce au cordon acoustique . Ce terme a été utilisé par les psychologues par analogie au cordon ombilical, permettant au foetus de voir ses besoins satisfaits, avant même d'avoir à les exprimer. Le cordon acoustique a le pouvoir d'attirer l'attention, permettant ainsi la réponse aux besoins de bébé.

Agressivité et colère

  • Avant trois ans, l'agressivité aide à grandir. Vers un an, un bambin qui en frappe un autre ne se rend pas compte qu'il peut lui faire mal. De dix-huit mois jusqu'à trois ans, il a besoin de se façonner un territoire pour s'affirmer et exister. Il est normal qu'il se rebelle si un intrus vient sur ses plates-bandes ou menace ses objets.
  • Avec la maternelle, il va se calmer. Pour au moins deux bonnes raisons : d'abord il saura parler et exprimer ce qui ne va pas. Les mots vont peu à peu prendre la place du règlement de compte organisé. Ensuite, l'école maternelle renforce cet apprentissage et celui de la vie en société. On y apprend à négocier et à respecter l'autre.
  • S'il se bagarre à l'école, mieux vaut s'impliquer. L'indifférence n'est pas la solution. Si la bagarre reste le mode d'expression privilégié de l'enfant, c'est le signe d'un malaise plus profond dont il faut discuter avec le pédiatre ou le psychologue.
  • Les sirops calmants sont à éviter absolument. Ils ne remplacent pas la parole. Le réflexe médicament-calmant dès l'enfance peut les habituer insidieusement à se tourner plus tard vers les petites pilules miracles pour guérir les maux de l'âme.
  • En revanche, une ou deux séances chez le psychologue peuvent débloquer la situation.
  • Très rapidement l'enfant peut énoncer les raisons de son insatisfaction ou de sa frustration, exprimée par un trop plein d'agressivité : crainte d'être abandonné par ses parents qui divorcent, naissance d'un autre enfant, perte de son animal favori. Parler peut l'amener à être rassuré sur ce qui l'inquiète vraiment et que les parents ne soupçonnaient pas.
  • Pour éviter l'escalade et la surenchère, les cris ne servent à rien. Si les adultes aussi se mettent à hurler, à s'énerver ou à donner la fessée, ils risquent de renforcer le comportement du jeune coléreux. Mieux vaut rester ferme et calme sans céder à son chantage. Et indiquer clairement les limites à ne pas dépasser avant que la coupe déborde . Rien de tel encore que la bonne vieille méthode Je compte jusqu'à trois et ensuite... .
  • Lorsque l'enfant défie l'adulte, ce dernier lui laisse ainsi le temps de se reprendre, tout en mettant une distance entre l'envie qu'il éprouve de riposter et la punition elle-même : Si à trois tu n'as pas posé ce vase sur la table, ça va très mal se passer .
  • Le sport est un excellent régulateur : il va lui permettre d'apprendre les règles du jeu, en la présence d'un arbitre. Il se mesurera avec les autres à la loyale . Les enfants le respecteront pour son talent particulier et il n'aura plus besoin de s'imposer par la force. Vrai aussi pour les activités artistiques.
  • Lui offrir un souffre-douleur n'est pas inutile. Selon son âge, cela peut-être une peluche, un baigneur à détruire, un punching-ball. Cela lui évitera de taper sur le chien, les copains ou la petite soeur...


Article créé, modifié ou vérifié par

Médecin Généraliste

Dernière mise à jour, le 26/06/2010
www.docteurclic.com

L'information ci-dessous apporte les éléments essentiels sur ce sujet. Elle n'a pas vocation à être exhaustive et tout comme les conseils, elle ne peut se subsister à une consultation ou un diagnostic médical.


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