C’est une hyperactivité électrique anormale et transitoire d’un foyer de cellules cérébrales. Ces décharges brutales touchent les cellules nerveuses du cortex cérébral. On donne encore au nom de crise comitiale pour parler d’une crise d’épilepsie.

La plupart des crises n’ont pas de raisons véritables. On dit qu’elles sont d’origine  idiopathique .

Les autres sont dites secondaires car elles ont une cause. Celles-ci sont assez rares : intoxication médicamenteuse ou chimique, tumeur cérébrale à évolution lente, infection cérébrale (encéphalite) ou problème métabolique (hypoglycémie due à une affection endocrinienne).

À lire auparavant :

Le cerveau

Ce qui caractérise la crise d’épilepsie :

C’est, après une perte de connaissance brutale avec chute, la succession de 3 phases caractéristiques :

  • La phase tonique qui dure une à deux minutes (contraction intense de tout le corps).
  • La phase clonique d’une dizaine de minutes (convulsions généralisées) durant laquelle la personne se mord souvent fortement la langue.
  • Et la phase résolutive d’une dizaine de minutes (patient calme avec une respiration très bruyante dite stertoreuse). La personne perd souvent ses urines.

Ces 3 phases sont toujours suivies d’une amnésie complète (amnésie post-critique). Le patient ne se souvient de rien en se réveillant doucement.

Ce qui se passe la plus souvent

  • La crise, qui se déroule devant vous pour la première fois : elle est impressionnante, brutale et prolongée.
  • La personne vous a dit qu’elle allait faire une crise et vous y assistez sans en avoir jamais vu.
  • La personne s’est blessée en tombant ou s’est très fortement mordue la langue.
  • Vous avez tenté à tort de l’empêcher de se mordre la langue en mettant vos doigts dans sa bouche.

Ce qu’il faut faire en attendant le médecin :

  • Si vous savez que le malade est épileptique et qu’il possède des médicaments, faites les lui prendre au moment où il vous a dit qu’il sentait venir la crise. Une fois la crise en route, on ne peut pas l’arrêter.
  • Surtout ne pas tenter de mettre vos doigts dans sa bouche au cours de la crise.
  • Si vous avez une grande expérience de ce genre de crise, vous pouvez mettre dans sa bouche une cuiller à soupe que vous tiendrez. À éviter absolument si vous ne l’avez jamais fait.
  • Laissez le malade au sol et contentez-vous d’écarter tout objet sur lequel il pourrait se blesser.
  • Enfin, si le malade se réveille avant l’arrivée du médecin, rassurez-le avec des paroles douces en lui disant que tout va bien et qu’il a tout simplement fait une nouvelle crise.

Le médecin sur place :

  • Arrive très rarement avant la crise (il lui injectera alors préventivement une benzodiazépine, généralement du valium).
  • Il est très rare qu’il arrive en cours de la crise.
  • Il est plus fréquent qu’il arrive au moment de la phase résolutive (il pratiquera la même injection).
  • Et en fait sa venue se fait quasiment toujours après la crise.

Dans tous les cas, une fois la crise calmée, il s’assurera :

  • De l’état de la langue du patient, de l’existence ou non de perte d’urines.
  • Et de la façon dont le patient prend ses médicaments (s’il les prend).
  • Dans certains cas, il le fera hospitaliser : si c’est le premier épisode (pour bilan et suivi), ou s’il s’est gravement blessé ou encore s’il craint la survenue d’un état de mal épileptique .

À l’hôpital :

Le bilan courant consiste à faire :

Ce bilan permet de rechercher :

Mais dans la majorité des cas, on ne trouve rien. L’épilepsie est dite  idiopathique  ou  essentielle .

Le traitement :

Ce sont les antiépileptiques. Les familles sont nombreuses.

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Épilepsie chez l'adulte - dernières actualités

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source : http://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/journee-europeenne-de-l-epilepsie-14-fevrier-l-appel-a-un-plan-national_7588.htm