• La coqueluche est une maladie infectieuse due au bacille de Bordet-Gengou, ou Bordetella pertussis, encore très fréquente dans les pays en voie de développement.
  • Dans les pays développés où la vaccination est répandue, on a constaté des cas chez les adultes vaccinés dans l'enfance, et susceptible de contaminer les jeunes nourrissons. C'est pourquoi un rappel à l'adolescence est maintenant recommandé. Lire : vaccin contre la coqueluche . Un rappel est aussi conseillé aux adultes qui ont un projet parental.
  • Elle est transmise par les micro-gouttelettes de la toux ou des éternuements.

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La maladie 

  • Après le contage (contact contaminant), l'incubation dure une semaine.
  • Puis vient un rhume banal. La toux très violente peut entraîner des vomissements. Après quelques jours, elle peut devenir typique chez le jeune enfant : quintes bruyantes prolongées, épuisantes, entraînant une impossibilité à reprendre sa respiration. C'est là le grand danger de cette maladie, car les pauses respiratoires peuvent être prolongées, ce qui va entraîner une cyanose (coloration bleuâtre de la peau). Cela témoigne d'une mauvaise oxygénation des tissus. Chaque accès de toux se termine par une inspiration bruyante et rauque qui imite un peu le chant du coq, d'où le nom de la maladie.
  • La toux est tenace, chez le grand enfant et l'adulte. Elle dure 8 à 10 semaines spontanément, parfois prolongée par un tic coquelucheux (tendance à la toux sèche quinteuse).
  • Elle peut se compliquer chez le nourrisson : déshydratation, surinfection pulmonaire, encéphalite .
  • Elle est immunisante (on ne l'a contracte qu'une fois).
  • Le diagnostic est évoqué sur l'association d'un rhume avec une augmentation des globules blancs à la numération formule sanguine .

Le traitement

  • Le traitement associe antibiotiques et médicaments contre la toux, chez le grand enfant. Les nourrissons et les enfants qui font des accès de cyanose, ou qui convulsent, doivent être hospitalisés.
  • L'isolement est fortement recommandé, et la déclaration obligatoire.
  • Prévention : la vaccination, faisable maintenant dès 2 mois (trois injections) avec un rappel entre 16-18 mois et audébut de l'adolescence ; elle est beaucoup mieux tolérée maintenant. Grâce à la vaccination systématique dès l'entrée en collectivité, cette maladie est devenue plus rare. Mais seulement 34 % des jeunes de 18 ans sont protégés, d'où les efforts d'information sur les rappels de vaccination à l'adolescence et chez les adultes.


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