C'est quoi ?

C'est une fracture apparaissant à la suite d'un effort particulièrement long et intense sur un os parfaitement sain.

  • Il n'y a pas de notion de choc.
  • Elle concerne avant tout le sportif et le membre inférieur (marche et courses de fond).
  • Et touche plus facilement l'adolescent.

À lire auparavant :

Ce qui se passe :

On l'appelle encore  fracture de stress  car elle survient souvent après la répétition d'une charge bien précise durant une longue période.

Les circonstances d'apparition :

  • Chez les coureurs de grand fond à la suite d'une charge normale, mais avec une répétition élevée du même geste. Il n'existe pas de notion de carence vitaminée ou en sels minéraux.
  • À la suite d'un entraînement intensif, quel que soit le sport, mais avec une notion de charge élevée et ceci répété de façon anormalement élevée.
  • Ces circonstances sont plus fréquentes chez l'adolescent et l'adulte jeune.

L'explication :

On en n'est qu'au stade des théories. Il en est deux qui reviennent toujours :

  • Celle de la surcharge : répétition de contractions de muscles puissants finissant par fragiliser la partie superficielle de l'os (le périoste).
  • Celle de l'épuisement : les muscles sont si fatigués qu'ils n'arrivent plus à mettre en décharge le squelette lors de la pose du pied au sol.

Qui concerne t-elle ?

  • Tout le monde de  7 à 77 ans  et au delà avec une prédominance comme nous l'avons vu chez l'adolescent, mais aussi chez l'adulte jeune (classiquement les très longues marches au cours du service militaire par exemple chez des jeunes gens non habitués aux activités de fond).
  • À noter que l'entraînement joue un rôle : un sportif mal entraîné est quand même plus exposé.

La localisation :

  • Dans la majorité des cas, la fracture se situe au niveau des métatarsiens (os long des pieds), du tibia (partie supérieure) et du péroné (partie inférieure). Les os des membres supérieurs sont beaucoup moins atteints. Même chose pour les os épais comme le fémur.
  • Parmi les métatarsiens, c'est le 3e qui est le plus souvent touché.

Les sports concernés :

  • Avant tout le marathon et les marches de compétition (comme  Paris-Strasbourg  par exemple).

Vous consultez généralement pour :

  • Une douleur ressentie systématiquement à l'effort, mais disparaissant au repos.
  • Une douleur qui augmente avec l'intensité de l'entraînement et reste sourde au repos.
  • La sensation d'un gonflement très minime à l'endroit de la fracture.

Au cabinet :

  • L'examen clinique est normal.
  • La radiographie est bien souvent vierge, surtout avant le 6e mois d'effort soutenu.
  • C'est bien souvent le scanner ou la scintigraphie osseuse qui confirmeront le diagnostic, le médecin ayant été mis sur la piste par les circonstances de survenue évoquées plus haut.

Le traitement :

  • Arrêt de toute mise en charge durant 4 à 8 semaines.
  • Il n'y a pas de plâtre, ni d'ostéosynthèse .
  • Pour que la reprise puisse avoir lieu, toute notion doit avoir complètement disparue ainsi que les signes radiologiques à l'imagerie (scanner ou scintigraphie).
  • Un plâtre à la limite peut être posé durant 3 semaines en cas de douleur particulièrement violente, ce qui arrive parfois lorsque le tibia est concerné.

La prévention :

  • Reconsidérer totalement le programme d'entraînement.
  • Revoir éventuellement la qualité ou l'adaptation de l'équipement (surtout les chaussures).


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