La prévention repose sur des règles d’hygiène alimentaire, et sur l’abattage des troupeaux où l’on découvre un cas de vache folle au nom du principe de précaution .
La liste des matières à risque
La liste évolue perpétuellement. Toutefois, on sait que doivent être rigoureusement exclus de la chaîne alimentaire animale ou humaine : tout le contenu de la boite crânienne, le crâne, les yeux, les amygdales, la moelle épinière (pas la moelle osseuse qui elle, est sans danger), la rate, et les intestins des bovins. Ainsi les boyaux de boeufs utilisés en charcuterie ont été retirés de la chaîne alimentaire. Il est donc préférable de ne prendre que des saucissons 100 % pur porc.
Les aliments à éviter
La viande hachée industrielle présente dans les raviolis par exemple présente malgré tout un risque d’avoir été en contact avec des carcasses contaminées.
De la même manière, on a retiré de la chaîne alimentaire humaine la partie des côtes de boeuf située à proximité de la colonne vertébrale, ainsi que les T-Bone steak.
Ce qui semble hors de risque
Jusqu’à preuve du contraire, les gélatines présentent toutes les garanties, en raison de leur mode de fabrication : les os ont été d’abord lavés puis dégraissés. À la suite de leur broiement, ils sont laissés durant plusieurs jours dans de l’acide chlorhydrique, puis dans un bain de chaux durant trois mois. Par la suite, ils sont chauffés à plus de 138. Difficile à priori de résister à un tel traitement.
Il en est de même pour les bonbons, les produits de beauté et les mayonnaises pour lesquels le risque semble nul.
Les petits pots pour bébé sont très réglementés depuis les années 90. En particulier, aucun produit visés par les interdictions actuelles n’existent dans ces petits pots depuis 1990.
Le lait est exempt de tout risque car jamais en contact avec le système nerveux.
Les précautions en thérapeutique
Le collagène utilisé pour le filling des rides est en provenance des États-Unis où il n’existe aucun cas de vache folle. Par précaution, on utilise à présent de l’acide hyaluronique suédois.
Les instruments chirurgicaux sont désormais à usage unique en Angleterre à partir du moment où l’intervention a touché le cerveau, les amygdales, les intestins, l’appendice, les ganglions lymphatiques ou le système nerveux. En France où l’on stérilise à 140 pendant 20 mn, une mesure équivalente sera sans doute prise.
Les transfusions sanguines ne posent pas de problème. Toutefois, depuis 1996, toute personne transfusée ne peut plus donner son sang. Enfin, les produits sanguins sont lavés, c’est à dire que l’on en élimine les globules blancs où l’on sait que le prion peut venir se loger.
Les précautions alimentaires
La traçabilité des viandes permet de savoir à partir d’un simple morceau emballé quelle est son origine. Tous les troupeaux où un cas de vache folle a été détecté est abattu, et la viande correspondant retirée du marché.
Ce principe de précaution offre une garantie. Toutefois seul le dépistage systématique de tous les bovins permettrait une sécurité totale. Il se pose là un problème économique qui se heurte aux principes de santé publique. La décision en ce sens est donc totalement politique.