Définition :
La greffe de foie consiste à implanter chez un receveur au foie détruit, tout ou partie du foie d’un donneur, vivant ou décédé.
Les indications :
On effectue une greffe du foie dans plusieurs circonstances :
- Les cirrhoses avant tout, soit à cause d’une maladie congénitale, ou chez un buveur excessif qui a été sevré, ou encore à la suite d’une hépatite chronique .
- Pour le cancer du foie : les indications sont plus prudentes, et dépendent du stade et du risque de récidive sur le greffon.
- Les hépatites fulminantes, avec destruction du foie en quelques jours.
- Les insuffisances hépatiques aiguës.
Les points particuliers de la greffe :
Le foie est un organe qui a de grosses capacités de régénération :
Cette particularité permet de fournir deux receveurs différents avec un seul foie de donneur décédé. Elle permet également dans les cas urgents où l’on ne trouve pas assez vite de donneur, de chercher parmi les membres de la famille un donneur volontaire qui accepte qu’on lui prélève un segment de foie.
Le foie du donneur retrouvera en quelques semaines son volume normal. Le greffon va grossir et donner au bout du compte un organe complet, de taille suffisante pour assurer son rôle.
Chez l’enfant, on peut utiliser une partie de foie adulte pour l’adapter à sa taille.
La greffe :
Du côté du donneur vivant, il s’agit d’un acte totalement altruiste. Le prélèvement sera assez long et très minutieux. En revanche, les suites généralement simples (saignements à surveiller les premiers jours).
Du côté du receveur, la greffe est assez longue et minutieuse : il existe de nombreux vaisseaux sanguins à ligaturer ou à suturer, ainsi que les canaux biliaires.
Les résultats :
Ils font état de 80% de succès.
La période présentant le plus de risque est celle des 6 premiers mois.
Il faut bien sûr prendre à vie des immunosuppresseurs contre le rejet de greffe . Cela nécessite une surveillance régulière clinique, biologique et échographique.