L’héroïne est un dérivé opiacé, donc un extrait de la plante d’où est tirée l’opium et qui s’appelle le pavot.  Elle est donc proche de l’opium, mais nécessite toute une préparation pour être consommable. Cette industrialisation est effectuée par les narco-trafiquants grâce à un "chimiste".


Les consommateurs d’héroïne l’achètent de façon totalement illégale. Elle se présente sous forme d’une poudre qui peut-être inspirée par la narine (on dit sniffée), fumée avec du tabac, et surtout injectée par voie intraveineuse. C’est ce mode de consommation qui est le plus répandu et qui a été à l’origine d’une grande partie de la flambée de transmission du virus du sida .

Effets

Ils sont immédiats, c’est ce qu’on appelle le « flash ». Cet effet provoque :

  • Une euphorie
  • Un plaisir intense comme un orgasme.
  • Une sensation d’apaisement, voire d’extase qui va se poursuivre par une somnolence plus ou moins profonde.

Les effets indésirables

Il peut s’agir de nausées, de vertiges, et de ralentissement important du rythme cardiaque. Il y a en outre une dépression respiratoire qui est la cause principale de mortalité au cours de la consommation d’héroïne : c’est l’overdose .

Les risques

Les risques découlent du plaisir

C’est à cause de ses effets agréables, que l’héroïne est l’une des drogues les plus dangereuses car le plaisir éprouvé est intense, ce qui fait que la personne qui y goûte risque un moment ou un autre de chercher à retrouver cette sensation de plaisir. La répétition des consommations d’héroïne a deux effets : d’une part elle permet à la personne de retrouver ce plaisir initial et donc d’échapper aux soucis et aux contraintes de l’existence ; d’autre part, cet effet ne dure que quelques semaines au bout desquelles il y a une diminution des effets et la nécessité d’augmenter les doses. C’est à ces deux niveaux que se situe le risque.

Le risque comportemental

La recherche du plaisir initial fait que l’on devient « accro », donc en pleine dépendance par rapport à l’héroïne. Cela n’aurait pas de conséquence, si l’intensité du plaisir ne déconnectait pas de la réalité quotidienne, malheureusement bien moins rose. Il y a donc un phénomène d’échappement de la réalité qui retentit sur la vie quotidienne.

Le risque financier

La répétition de la consommation nécessite un budget important en raison du prix des doses. Le toxicomane n’a donc pour solution que de se restreindre à accéder à ce plaisir, soit … de payer. Le risque est alors de chercher tous les moyens légaux ou illégaux, dangereux ou non pour se procurer les fonds nécessaires. Le risque est alors souvent la prostitution, ou l’accomplissement de délits permettant d’obtenir de l’argent.

Le risque médical

  • Les effets allant en s’amenuisant, le toxicomane est obligé d’augmenter les doses injectées, ce qui peut entraîner des accidents d’overdose avec le risque de mort par arrêt respiratoire.
  • Autre risque, la contamination par le sida ou par l’hépatite C , soit en utilisant des seringues usagées, soit au cours de relations sexuelles non protégées rendues incontournables pour se procurer les sommes nécessaires à l’achat des doses.
  • Risques inhérents à la marginalisation dans la société
  • Risques et souffrances liées à l’état de manque .

Les traitements possibles

  • En urgence il s'agit du traitement de l'overdose qui est une urgence médicale imposant des moyens de réanimation comme le SAMU ou les pompiers. Toute personne trouvée inconsciente avec une seringue à ses côtés impose l'appel immédiat au 15.
  • En urgence également, le traitement de l'état de manque qui entraîne une souffrance physique et psychique importante qui nécessite le recours à un médecin en urgence pour faire des injections et une prise en charge médicalisée, voire psychiatrique.
  • A distance, les programmes de substitution à la méthadone ou au Subutex. Ces médicaments sont délivrés dans des centres spécialisés en toxicomanie ou par les médecins de ville. Ces traitements permettent dans bien des cas une réinsertion professionnelle et une stabilisation sociale.

Limitation des risques

  • Elle passe par une information des toxicomanes sur les voies de transmission du sida, et l’usage des préservatifs lors des relations sexuelles.
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Vos témoignages

toxico69
Méthadone : un piège pour les toxicomanes
24/04/2012 02:15:36


Moi je veux juste signaler que la méthadone c'est se bander les yeux en ce qui concerne les toxicomanes... Lisez les chiffres !!! Combien de personnes traitées à la méthadone arrètent un jour...


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