Définition :

Forme d’anémie provoquée par la destruction des globules rouges.

  • Cette destruction s’appelle une hémolyse.
  • Elle est responsable de la diminution de l’hémoglobine (pigment contenu dans les globules rouges) qui transporte l’oxygène vers les tissus.

À lire auparavant :

L’anémie et ses différente formes

Ce qui se passe :

Il y a deux façons pour le globule rouge d’être atteint :

Soit de l’intérieur :

  • À la suite d’un déficit congénital en enzymes qui participent à la vie (métabolisme) du globule rouge par carence en vitamines (B12 notamment).
  • Par anomalie concernant sa forme (cas rencontré dans les drépanocytoses ).

Dans ces différents cas, on parle d’anémie hémolytique corpusculaire (le problème venant du globule rouge lui-même).

Soit de l’extérieur :

  • À la suite d’intoxications médicamenteuses (quinine, phénacétine, sulfamides) ou chimiques (benzène, nitrites).
  • D’infections (certaines formes de paludisme, de septicémies).
  • De transfusions sanguines incompatibles.
  • De certains venins (serpents principalement).
  • De maladies du sang : maladie de Hodgkin, leucémies, maladies auto-immunes (où les anticorps du corps humain se retournent contre ses propres globules rouges qu’il considère comme des antigènes à détruire).
  • De maladies dites  générales  (lupus érythémateux disséminé, sarcoïdose).

Dans ces différents cas, on parle d’anémie hémolytique extra-corpusculaire (le problème venant de l’extérieur du globule rouge). La liste est longue mais fort heureusement toutes ces causes qui la constituent sont rarement rencontrées.

Les symptômes :

  • En plus des signes classiques de l’anémie (pâleur, sensation de fatigue permanente, vertiges, coeur rapide) s’ajoute des signes spécifiques de l’anémie hémolytique (yeux jaunes, jaunisse, urines foncées) identiques à ceux de l’hépatite et qui témoigne de la présence anormale dans le sang d’un pigment, la bilirubine normalement transportée dans les globules rouges.

Les signes habituels

  • Une pâleur inhabituelle et constante.
  • Une sensation de fatigue sans notion d’effort.
  • Un coeur qui bat anormalement vite au repos.

Les signes en urgence

  • Des yeux légèrement jaune (sub-ictère conjonctival) ou réellement jaune (ictère conjonctival).
  • Une peau jaune (ictère).
  • Des urines très foncées.

Au cabinet :

Le médecin fera le diagnostic :

  • Sur la découverte à la palpation de l’abdomen d’une grosse rate (splénomégalie). La rate étant l’endroit où meurent naturellement les globules rouges (après 120 jours de vie), elle en stocke ici une quantité anormalement importante qui explique son augmentation de volume.
  • Sur la numération formule sanguine qui montrera la diminution des globules rouges.
  • Sur le dosage dans le sang de la bilirubine qui sera augmentée.

Le diagnostic d’anémie hémolytique posé, il en cherchera la cause par un interrogatoire minutieux à la recherche d’une intoxication particulière et en cas d’échec, par la pratique d’examens propres aux maladies que nous avons énumérées plus haut.

Ces examens sont généralement effectué dans le cadre d’une hospitalisation.

Le traitement :

  • Outre celui de l’anémie elle-même (transfusion en fonction de son importance), il se résume à l’éviction de l’élément toxique dans le cadre d’une intoxication ou du traitement spécifique propre à la maladie en cause.


Temoignez sur le sujet Anémie hémolytique
Pseudo
Titre du témoignage
Email (facultatif)
Cet Email n’est en aucun cas publié ou divulgué. Il sert uniquement à vous alerter si des témoignages sur cet article ou des sujets connexes sont publiés.
Accepter les conditions générales