Définition :

Le choc opératoire recouvre à la fois les problèmes physique qui peuvent découler de la chirurgie en elle-même, et les répercussions psychologiques.

À lire auparavant :

Les opérations

Le choc opératoire au sens strict :

C’est une réaction aiguë de l’organisme pendant l’intervention.

Le choc anaphylactique

  • C’est une réaction allergique violente aux anesthésiques. Ces chocs sont très rares, mais l’anesthésiste reste attentif au moindre détail, puisque le patient ne peut prévenir qu’il se sent mal. Pour prévenir ces problèmes, il faut répondre le plus précisément possible aux questions posées lors de la consultation d’anesthésie.
  • Certaines allergies comme celles au latex, caoutchouc naturel courant pour les gants chirurgicaux sont de plus en plus fréquente. Il faut absolument signaler toute réaction même bénigne lors de contacts avec du caoutchouc, y compris les préservatifs. Si l’allergie au latex est évoquée, le chirurgien utilisera des gants faits dans un autre matériau. Il est difficile actuellement d’en faire une règle, car les chirurgiens préfèrent la qualité du toucher permis par le latex.

Les autres causes de choc :

  • Certains médicaments employés pour diminuer l’importance des saignements font baisser la tension artérielle : une sensibilité à ces médicaments peut faire chuter la tension trop brutalement. Mais comme l’anesthésiste la surveille en permanence il peut rétablir la situation facilement.
  • S’il survient une hémorragie non prévue, tout s’enchaîne très vite : lavage de la zone opératoire, recherche de la cause, contrôle des points de saignement, remplissage des vaisseaux avec des liquides spéciaux contenant des macromolécules. Il peut toutefois s’installer un état de choc tant que le débit sanguin reste insuffisant.
  • Il peut arriver que l’organisme réagisse physiologiquement à des gestes normalement très douloureux en provoquant une chute de tension : le malade dort toujours, mais la tension baisse ; là encore, l’anesthésiste intervient rapidement.

Les répercussions physiques d’une opération :

  • Certaines personnes récupèrent très vite après une anesthésie générale , d’autres sont fatiguées pendant plusieurs jours.
  • Les difficultés à retrouver des fonctions normales, après une opération sur les viscères digestifs, ou sur le thorax, augmentent encore ce temps de récupération.
  • Après une intervention en urgence, on ressent souvent à contretemps les répercussions du stress aigu, physique et psychique de cette période.

Le choc psychologique :

  • Il peut être dû à l’angoisse d’une situation d’urgence : quand  les nerfs se relâchent , on est plutôt inerte...
  • En cas d’ablation d’un organe très important symboliquement comme l’utérus, et à fortiori visible comme le sein, il y a tout un travail de deuil plus ou moins long à effectuer pour la femme. Ce stress psychologique s’associe à celui du diagnostic quand il s’agit d’un cancer.


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