Définition

C’est une inflammation de la prostate.

  • Elle est d’origine infectieuse.
  • Elle existe sous 2 formes : aiguë et chronique.
  • Elle affecte surtout l’adulte jeune.

À lire auparavant

  1. La prostate

La prostatite aiguë pose 2 gros problèmes :

La difficulté pour les antibiotiques de pénétrer dans le tissu de la glande :

  1. d’où la durée du traitement (1 mois).
  2. L’importance de la connaissance exacte du germe et sa sensibilité aux antibiotiques (grâce à l’examen cytobactériologique des urines et l’antibiogramme pratiqués systématiquement).
  3. L’importance d’un contrôle en urologie en fin de traitement pour faire le bilan.

Le passage à la chronicité qui trouve rarement une solution thérapeutique radicale.

Le germe responsable :

  • Dans 75% des cas, c’est celui que l’on rencontre dans toutes les infections urinaires : l’Eschérichia Coli. Il se manifeste bruyamment : fièvre à 40, frissons et douleur au niveau du rectum.
  • Mais elle peut être due à un germe sexuellement transmissible (le chlamydia dans la majorité des cas). Les symptômes sont moins bruyants et le traitement plus difficile.
  • Dans d’autres cas rares, il n’y a pas de germe et la cause est une maladie inflammatoires ou une maladie auto-immune .

Les symptômes

La prostatite aiguë

Elle se révèle bruyamment.

  • Dans la très grande majorité des cas par une fièvre à 40, des frissons et une douleur au niveau du rectum.
  • Plus rarement par le même tableau mais plus discret avec des petits signes urinaires.
  • Exceptionnellement par une rétention urinaire (impossibilité d’uriner).

La prostatite chronique

Elle se révèle moins bruyamment.

  • Avec en période de récidive des signes identiques à ceux de la prostatite aiguë.
  • Le plus souvent par des troubles urinaires ou sexuels : la prostatite chronique rime souvent avec MST.
  • Elle survient à la suite d’une prostatite aiguë mal, insuffisamment ou difficilement traitée (cas surtout rencontré dans les MST).
  • Elle est favorisée par le rétrécissement de l’urètre lui même secondaire le plus souvent à une MST récidivante. L’adénome de la prostate est plus rarement en cause.

Vous appelez le plus souvent en urgence pour

Vous consultez plus rarement pour

  • Un premier épisode avec des symptômes moins marqués : gène urinaire supportable, fièvre avec ou non des frissons, une sensation de pesanteur dans le périnée .
  • Un épisode récidivant avec des symptômes très variés : fièvre avec gène à la miction avec une douleur au niveau du périnée, un écoulement indolore, une douleur à l’éjaculation, une diminution de la libido.
  • Le médecin confirmera le diagnostic au toucher rectal : prostate sensible. Il demandera un examen cytobactériologique des urines et un antibiogramme pour identifier le germe et vous prescrira une antibiothérapie d’emblée pour 1 mois.
  • S’il s’agit d’un premier épisode survenant chez un jeune homme, il peut en rester là ou demander une échographie .
  • Chez l’homme de la cinquantaine, l’échographie sera faite systématiquement pour confirmer un adénome de la prostate , rechercher des conséquences sur les voies urinaires (dilatation des calices à la sortie du rein, résidu dans la vessie après chaque miction).
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