Définition

C'est l'inflammation chronique de la muqueuse du rectum qui remonte plus ou moins haut dans le côlon.

  • Les lésions sont de type ulcéreux caractérisées par des émissions de mucus et de sang par l'anus.
  • Son origine est imparfaitement connue (probablement immunitaire).

À lire auparavant :

Fonctions du côlon

Ce qui se passe :

  • C'est une affection rare touchant surtout les sujets jeunes.
  • Elle est associée de façon significative à une spondylartrite ankylosante  (affection inflammatoire chronique de la colonne vertébrale).

Les signes discrets

  • La survenue de diarrhée avec des glaires et du sang.
  • Un ventre sensible, parfois tendu.
  • Des nausées, des vomissements.
  • Une fièvre.

Les signes plus marqués

  • L' émission fréquente de selles (jusqu'à 10 par jour) enrobées de sang et de glaires. C'est le symptôme significatif de la maladie.
  • Celles-ci s'accompagnent souvent de douleurs abdominales, d'une fièvre et d'une altération de l'état général (perte d'appétit et amaigrissement).
  • Rarement, il existe des manifestations extra-digestives : éruptions cutanées, lésions de l'oeil (uvéite ).

Ces signes amènent à consulter le médecin.

Le diagnostic se fait sur

  • La coloscopie qui visualise directement les signes caractéristiques : atteinte diffuse, hémorragique ou congestive de la muqueuse rectale sur l'ensemble du colon sans qu'il subsiste une zone saine. Au cours de l'examen, la biopsie montre des signes histologiques (examen des tissus sous microscope) compatibles avec le diagnostic.

Évolution :

  • Elle est très variable. Les poussées peuvent être espacées ou rapprochées.
  • Risque accru de dégénérescence (cancer du côlon ) après 10 à 15 ans d'évolution.

Les complications possibles :

  • Hémorragies digestives.
  • Perforations et colectasie (dilatation gazeuse du côlon).

La surveillance :

La prise en charge thérapeutique :

Le traitement médicamenteux associe :

  • Des anti-inflammatoires par la bouche ou par lavement rectal. 
  • Les dérivés de la cortisone par voie locale ou générale en cas d'échec.
  • Un régime alimentaire évitant les substances irritantes (épices, fritures) et les produits fermentés, mais avec une augmentation notable des fibres.

La psychothérapie est d'un apport intéressant.

La chirurgie (ablation) est réservée :

  • En urgence aux complications graves ou aiguës (colectasie, perforation).
  • Aux formes sévères résistant au traitement médical.
  • À la menace d'une dégénérescence cancéreuse.

L'ablation est partielle (un bout de côlon) rarement complète, conservant le plus souvent le sphincter de l'anus sur lequel sera abouché l'intestin grêle.

Les suites :

Il existe des formes très légères localisées, avec des poussées espacées (sur plusieurs années ) ou plus rapprochés.

Il faut savoir qu'après 10 ans d'évolution son risque de cancérisation est 5 à 10 fois plus élevé que dans le reste de la population d'où la règle d'une surveillance clinique et coloscopique étroite.



Vos témoignages

gigi
Ablation du colon (suite)
11/04/2012 07:44:13


Oui depuis 1978 opérée du colon, j'ai bientot 69 ans, pas de régime particulier. Il faut juste gérer son alimentation, manger presque tout et si écart, alors quelques soucis, mais j'ai appris à...

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gigi
Ablation du colon
10/04/2012 13:43:50


Bonjour, je pense que oui, j'ai subi une colectomie totale lors d'une maladie qui est la recto-colite hémorragique. Cela c'est passé en 1978. je suis toujours là avec quelques séquelles bien sûr,...


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