Définition :

  • Le choléra est une infection intestinale contagieuse, due à une bactérie appelée vibrion du choléra.
  • Cette bactérie sévit dans certaines régions (Inde, Delta du Gange, Brahmapoutre). Elle vit dans le plancton des eaux saumâtres. Celui-ci est absorbé par les fruits de mer et consommée par les humains.
  • La bactérie se développe dans les selles des personnes contaminées où elle peut rester durant 5 ou 6 jours.

À lire auparavant :

Les bactéries

Contamination

  • On attrape le choléra par l'eau et les aliments contaminés. Le manque d'hygiène, aggravé par les inondations, et les déplacements des hommes, facilitent sa propagation.
  • Il peut provoquer de véritables épidémies notamment en Asie jusqu'au Moyen-Orient, en Europe, en Afrique, et en Amérique du Sud.
  • L'incubation va d'une journée à 5 jours.
  • C'est la toxine fabriquée par la bactérie qui provoque les symptômes.

Les signes 

  • Il se produit une diarrhée très liquide et très brutale, avec des crampes abdominales et des vomissements.
  • Les selles sont très claires, comme de "l'eau de riz" avec des grumeaux blanchâtres.
  • On peut perdre ainsi entre 10 et 15 litres d'eau par jour.Cela entraîne une déshydratation grave, un état de choc avec baisse de la tension artérielle et du volume d'urines. Cette éventualité ne survient que dans 10% des cas.
  • Dans 90 % des cas, les signes sont bénins avec une diarrhée modérée et des vomissements.
  • Le diagnostic se fait, si besoin était, par l'examen des selles. C'est franchement inutile en période d'épidémie ou de situation à risque, comme une grave inondation, où l'on ne peut guère confondre cette maladie avec autre chose.

Le traitement :

  • C'est avant tout la réhydratation : la solution de réhydratation standard de l'OMS, qui peut être prise par voie orale ou en perfusion, est la référence. Dans 80 à 90% des cas, cela suffit. Dans les cas restants, la mise sous perfusion est nécessaire.
  • Les antibiotiques servent à limiter la dissémination. Les tétracyclines sont les mieux adaptées. En cas de résistance aux tétracyclines, on utilise d'autres antibiotiques : cotrimoxazole, érythromycine, doxycycline, chloramphénicol et furazolidone.

Evolution

  • La mortalité est faible (1%) à condition que la maladie soit traitée rapidement et efficacement.
  • Si les soins ne sont pas prodigués, la mortalité est de 50%

La prévention :

  • Elle passe par l'installation d'un circuit de l'eau cohérent, avec des latrines, et l'obligation d'une bonne l'hygiène de l'eau, et du lavage des mains.
  • Les aliments doivent être très cuits. Il faut les consommer encore chauds et ne pas prendre de crudités.
  • Proscrire l'eau non encapsulée et les glaçons.
  • Les légumes crus doivent être pelés ou épluchés et ne pas être rincés avec de l'eau du robinet.
  • La bactérie peut survivre pendant 5 jours à température ambiante, et 1 à 5 jours à - 5°. Elle résiste par ailleurs à la congélation. Toutefois les basses températures limitent sa prolifération.
  • Il faut se laver les mains après être allé aux toilettes.
  • Le traitement prophylactique par les antibiotiques n'est d'aucune utilité.
  • La vaccination : très moyenne jusqu'à présent, elle assure maintenant une bonne protection. Ces vaccins sont encore peu disponibles. Elle n'est pas recommandée chez les voyageurs. Cependant elle est conseillée pour les personnels de santé travaillant dans les camps de réfugiés en période épidémiques.


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Maladies tropicales
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