À l' inquiétude légitime qui touche chacun de nous en avion, s'ajoutent parfois des petits soucis d'ordre médical. Solutions et remèdes pour voyager plus tranquille.

Les sources d’inconfort

L'avion est devenu une routine pour beaucoup. Il n'empêche, à 10.000 mètres du sol (altitude de croisière des jets modernes), les conditions physiologiques en cabine sont modifiées ce qui peut avoir des incidences sur les voyageurs, notamment en cas de maladies. La pressurisation moindre qu'au sol, la sécheresse de l'air, l'espace réduit, l'immobilisation prolongée, le bruit, le stress, tout cela peut devenir source d'inconfort voire de douleurs. Il vous suffit de respecter quelques règles simples pour que le vol devienne déjà le prélude des vacances.

L'inquiétude, au décollage et à l'atterrissage

L'avion est source d'anxiété pour bon nombre de passagers voire de phobies pour certains. Un anxiolytique pris sous la langue quelques minutes avant le départ peut vous soulager efficacement et vous rendre somnolent ce qui en l'occurrence ne peut vous faire que du bien.

La relaxation avant et pendant le vol s'avère tout aussi bénéfique à l'aide de mouvements d'inspiration et d'expiration répétés lentement. Le confort est important : pour les voyages en seconde, prévoyez un masque anti-lumière, munissez-vous de Boules Quiès et d'un coussin appui-tête gonflable que vous trouverez en pharmacie. Vous voilà prêts pour somnoler en paix...

Mal de ventre et ballonnements

Au cours de la montée de l'avion et même en vitesse de croisière, la dilatation des gaz est à l'origine chez certaines personnes atteintes de colopathie et de distension de l'intestin. Résultat, des ballonnements et des douleurs. Avant le départ, ne restez pas à jeun et mangez léger.

Évitez les aliments que vous tolérez mal habituellement, surtout les féculents, les pois chiches, fèves et autres légumes secs à cosse, les crudités, les choux (choux de Bruxelles, choux-fleurs, choux rouges, etc.) et les boissons gazeuses.

Habillez-vous de vêtements amples et préférez des pantalons ou jupes à taille élastique (plus souples).

Gonflement des chevilles

En altitude, surtout sur les vols longs courriers, il existe un risque théorique de phlébite , notamment en cas de varices ou de troubles veineux connus. Le gonflement d'une seule jambe dont la veine est obstruée devient un signe d’alerte qui doit faire annuler le voyage. En effet le risque majeur est l’embolie pulmonaire .

Une fois en vol, la station assise prolongée freine la circulation sanguine. La sécheresse de l'air, le fait de boire trop peu peuvent favoriser une concentration du sang et augmenter le risque de fabrication d'un caillot. Il est donc important de boire souvent et de marcher dans l'allée centrale régulièrement (on préconise généralement une dizaine de pas toutes les 3 heures). Vous pouvez encore pratiquer à votre place quelques mouvements de contraction des mollets ou vous massez à l'aide d'un gel anti-jambes lourdes (Gel Jouvence de l'Abbé Souris, gel drainant rafraîchissant Superdiet). Évitez les pantalons et les chaussettes qui serrent ; en revanche, portez des chaussures souples confortables, de préférence légèrement trop grandes, et des bas de contention, si vous êtes particulièrement fragile. Certains médecins conseillent aux insuffisants veineux de prendre avant le départ un sachet d'aspirine (1000 mg) pour fluidifier le sang. À l'arrivée, allongez-vous un moment les jambes surélevées, et le soir, dormez dans cette position.

Attention aux rhumes, otites et problèmes dentaires

À cause de la dépression barométrique, toute les cavités de notre corps vont être dilatées (sinus et caisse du tympan notamment) surtout au décollage. À l'atterrissage, ce sera l’inverse, elles seront comprimées. Il est donc tout à fait déconseillé de prendre l'avion avec un rhume non soigné ou une otite en cours d'évolution.

En cas de problème O.R.L., à ces deux moments sensibles du vol, pensez à mâcher du chewing-gum (ou à sucer un bonbon), baillez ou soufflez par le nez en vous le pinçant pour ouvrir les trompes d'Eustache bouchées (manoeuvre de Valsalva). Tentez aussi la pulvérisation nasale de Deturgylone® (décongestionnant et anti-inflammatoire prescrit par le médecin).

Cela évitera le problème majeur de perforation du tympan, ce qu’on appelle aussi les  otites barométriques  .

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