Le cancer du col est une tumeur maligne du col de l'utérus qui est précédé de lésions pré cancéreuses appelées dysplasies qui sont diagnostiquées par les frottis cervicaux. Les manifestations de ce cancer sont tardives d'où l'intérêt d'un dépistage régulier.

  • 8 ème rang des cancers féminins en France avec 3000 nouveaux cas et 1000 décès par an.
  • Sa prévention et son dépistage est fait grâce frottis cervicaux réguliers d'où l'importance des consultations systématique chez le gynécologue.
  • Le diagnostic est fait par un prélèvement du col de l'utérus sous colposcopie.
  • Les maladies sexuellement transmissibles jouent un rôle déterminant dans sa survenue. Principal accusé le papilloma virus (HPV).

Ses manifestations

  • Il ne faut pas attendre les manifestations pour faire le diagnostic des lésions pré invasives du col de l'utérus. Elles sont malheureusement tardives.
  • Les saignements entre les règles (métrorragies) le plus souvent après un rapport sexuel, parfois spontanée ou découvert au cours de votre toilette.
  • Les pertes nauséabondes, les douleurs pelviennes sont des manifestations plus tardives mais peu spécifiques.
  • L'examen gynécologique retrouve une anomalie à type de tumeur du col de l'utérus.

Facteurs de risque

  • L'infection à papillomavirus lors des rapports sexuels est la première cause. Ce virus est responsable de 82 % des cas de cancers du col utérin dans les pays développés, et 91 % dans les pays en voie de développement.
  • Le tabagisme et l'infection par le virus du Sida sont les autres facteurs de risque de ce cancer.

Conduite à tenir

    • Le diagnostic est fait par la biopsie au cours de la colposcopie .
    • Un bilan d'extension doit être effectué systématiquement pour évaluer l'importance de la maladie: examen clinique complet, imagerie par résonance nucléaire (IRM) du petit bassin et radio pulmonaire.
    • Le traitement est chirurgical pour les formes débutantes et associe de la radiothérapie ou de la curiethérapie pour les formes plus évoluées et éventuellement une chimiothérapie.
    • Une surveillance deux à trois fois par an est nécessaire au cours des 5 années suivantes. Au delà de cette date, la surveillance est annuelle.

Un développement en plusieurs étapes

Du papilloma virus au cancer

  • 85% des cancers sont liés à l'infection par le papilloma virus humain contacté au cours de rapports sexuels. Le virus disparait spontanément dans plus de 80% des cas.
  • Les lésions ou dysplasie provoquées par ce virus sont diagnostiquées par le frottis .
  • Si le diagnostic n'est pas fait à ce stade, un cancer in situ se développe.
  • Si au stade in situ la lésion n'est pas traitée, il évolue dans 80 % des cas en 30 ans vers un cancer invasif.
  • L'âge du diagnostic se situe entre 30 et 35 ans pour les lésions pré invasives et entre 48 et 55 ans avec un âge moyen à 51 ans pour le cancer invasif.
Ce cancer lié au papillomavirus est le cancer épidermoïde du fait des cellules qu'il touche. C'est le plus fréquent, 85% de ces cancers.
L'adénocarcinome, l'autre type de cancer est favorisé par la prise de distilbène chez la mère et son âge de diagnostic est plus précoce, en moyenne autour de 20 ans.

Les lésions pré-invasives

  • Ce sont d'abord les carcinomes in situ (CIS) : la lésion est limitée à la superficie et ne dépasse pas la membrane basale, c'est à dire l'enveloppe qui sépare la muqueuse du col utérin, du tissu conjonctif sur lequel elle est posée.
  • Ce sont ensuite les carcinomes micro-invasifs (CMI). Ils ont franchi la membrane basale sur une profondeur de moins de 5 mm et sur une largeur de moins 7 mm. La classification de la FIGO (Fédération internationale de gynécologie-obstétrique), donne 2 stades : stade IA1 (envahissement inférieur à 3 mm) et stade IA2 (envahissement entre 3 et 5 mm).

Carcinomes invasifs

  • Le cancer invasif du col utérin est une tumeur dont l'infiltration est de plus de 5 mm et/ou dont l'extension en largeur est supérieure à 7 mm.

Bilan d'extension

  • La confirmation est faite par la biopsie . Le médecin fera en principe hospitaliser la patiente pour établir un bilan d'extension (recherche de cellules cancéreuses dans les organes de voisinages). Une prise de sang permet de vérifier le fonctionnement du rein. Le scanner pelvien ou l'IRM vérifient l'absence d'extension aux organes de voisinage et aux ganglions.
  • Les autres examens comme l'hystéroscopie , la coelioscopie , la cystoscopie ou la rectoscopie sont effectués en fonction des extensions suspectées de la tumeur.

La classification des tumeurs