C’est un état pathologique du foetus soit par manque d’oxygène (hypoxie), soit par alimentation suffisante.

  • La souffrance foetale survient durant la grossesse ou au moment de l’accouchement.
  • Les causes sont nombreuses et les conséquences vont de la simple souffrance à la mort.
  • Les moyens de surveillance et d’intervention actuels font de la souffrance un accident devenu rare.

À lire auparavant :

Le foetus

La souffrance peut se situer à 3 niveaux :

Chez la mère :

Au niveau du cordon :

  • Problème pour l’oxygène de passer dans le cordon en raison d’une anomalie au moment de l’accouchement soit par procidence , soit par circulaire .

Chez le foetus :

Conséquences de la souffrance foetale :

  • Soit aucune (lorsque la souffrance est décelée immédiatement au cours de la grossesse ou pendant l’accouchement).
  • Soit l’existence de lésions qui laisseront des séquelles (souffrance décelée tardivement au cours de la grossesse) qui s’expriment avant tout par un retard de croissance.
  • Soit la naissance d’un foetus en état de mort apparente (problème de cordon décelé et pris en charge trop tardivement).
  • Soit la mort foetale dans l’utérus (accident chez le foetus soit par incompatibilité sanguine, soit par anémie sévère).

Les moyens de surveillance :

Pendant la grossesse :

  • C’est vers le quatrième mois qu’une souffrance peut apparaître. Les tous premiers examens en début de grossesse auront permis de faire le diagnostic de la maladie chez la mère et de se pencher avec plus d’attention sur les moyens précoces de détection. Ainsi la croissance sera tout particulièrement suivie par la mesure à l’échographie de la profondeur de l’utérus et celle de certains paramètres crâniens du foetus.

Avant et pendant l’accouchement :

  • Le premier signe d’alerte c’est la modification du rythme cardiaque au monitoring (jusqu’à 60 battements par minute) et celle des bruits du coeur. Ces modifications se font sentir dès les premières contractions, pendant celles-ci ou au cours de la rupture des membranes .
  • Second signe évocateur : modification du liquide amniotique dans lequel baigne le foetus. Ce liquide se colore en vert en raison du méconium (premières selles) émis par le foetus. La vérification peut se faire par amnioscopie à condition que le col soit suffisamment ouvert pour laisser passer le fibroscope, ou par amniocentèse dans le cas contraire.
  • Le dosage d’une hormone (l’oestriol qui provient de la surrénale du foetus) dans les urines de la mère est généralement considéré comme un bon signe de la vitalité foetale. Il est effectué dans la seconde partie de la grossesse en cas de suspicion de souffrance foetale.
  • Le dosage d’une autre hormone (l’hormone lactogène placentaire ou H.P.L) est intéressante bien que moins probante. Elle reflète plus l’état du placenta que celui du foetus. On a surtout recours à ce dosage en cas de grossesse prolongée ou développement insuffisant du foetus (hypotrophie). Le taux de l’H.P.L baisserait alors brutalement.
  • Enfin la mesure du pH (taux d’acidité) du sang du foetus pratiqué par une petite incision du cuir chevelu ou la fesse du foetus (si celui-ci n’a pas pratiqué sa rotation) est une excellente méthode de surveillance. La valeur normale est d’environ 7,25. Si l’on observe une acidose (pH à 7,20), cela traduit une souffrance. Au dessous de 7,20, la souffrance est sévère. L’accouchement doit être accéléré soit par l’utilisation des forceps soit par césarienne .

Rappel de la chronologie des différentes méthodes de surveillance :

Pendant la grossesse :

  • Dosage de l’oestriol urinaire de la mère. Méthode facile à pratiquer qui, lorsqu’on a un doute, donne une bonne notion de la vitalité foetale.
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